SearchJohn Directory > Anti Nucleaire

Anti Nucleaire - Anti Nuclear - Anti Atomkraft




Manifestation interrégionales pour l’arrêt du Nucléaire
http://groupes.sortirdunucleaire.org/Manifestation-interregionales-pour
Agenda 2011 : Evénement national
Actions nationales
Manifestation interrégionales pour l’arrêt du nucléaire
Samedi 15 octobre
Lieu : Partout en France
Dernière modification : 3 octobre 2011
Nord Ouest Sud-Ouest Sud-Est Est
Les rassemblements et manifestations auront lieu à Dunkerque, Rennes, Bordeaux, Toulouse, Le Bugey (St-Vulbas), Avignon et Strasbourg.
Afin d’assurer une unité visuelle aux manifestations, nous vous invitons à vous habillez de rouge et de jaune.
En jaune et rouge
Couleurs du soleil au zénith ou à l’horizon
Couleurs de notre soleil tout sourire, il a bien raison
Venez manifester en jaune
Venez manifester en rouge
Pour une fois le noir du goudron
Tranchera de la plus belle façon
NORD
DUNKERQUE
Rassemblement à 15h place Jean Bart, pour demander la fermeture de la centrale de Gravelines.
Des départs groupés sont prévus depuis Lille et Arras et sans doute de Béthune.
Départ groupé en train depuis Arras : Distribution du tract régional à 11H30 devant la gare d’Arras suivi d’un départ par TER à 12H20 pour une arrivée à Dunkerque à 14H06.
Départ groupé en train depuis Lille : Distribution du tract régional à 12h00 devant la gare de Lille suivi d’un départ par TER à 12H41.
Contact
Mireille Havez eda.mireille@wanadoo.fr
Paulo-Serge Lopes paulosergelopes@gmail.com
OUEST
RENNES
Rendez-vous mail Mitterrand - à partir de 12h restauration, buvette, stands, musique et prise de parole - départ 14h15 de l’esplanade
Contact : coordination-antinucleaire-ouest@laposte.net
Plus d’infos :
http://www.sdn-rennes.org/index.php/page-web-coordination-ouest
Départs groupés de la Haute-Normandie, Basse Normandie, Bretagne, Pays de Loire, Centre et Paris.
NORMANDIE :
- Cherbourg/Valognes/Carentan/St Lo (bus), contact : coord.antinuke.reg@gmail.com
- Coutances/Granville : (covoiturage et/ou bus), contact : coord.antinuke.reg@gmail.com
- Sourdeval/Mortain/Saint Hilaire. : Le bus partira à 10h00, arrêt à Mortain à 10h15, à St Hilaire vers 10h45. Contact : lebobar@orange.fr
- Percy / Villedieu : contact Olivier Delafosse : olivier.delafosse@me.com
- Alençon : Rendez-vous pour du co-voiturage à 10 heures précises place Foch (place de la Mairie)
Contact : Alain Bertin, Collectif 61 "Sortir du Nucléaire" 21, rue d’Argentan 61000 Alençon 02.33.26.76.32 alain.bertin@voila.fr
- Caen : Rdv à 9h30 parking de la piscine municipale (Bd Albert Sorel, face lycée Malherbe).
Retour sur Caen vers 21h.
Tarifs : 14€ tarif normal, 7€ petits budgets.
Envoyer chèque et contact mail et/ou tél. à et à l’ordre de :
Samuel VEROVE
13, place saint gilles
14000 CAEN
contact tél. : 06.12.81.03.25 - courriel : samuel_verove@yahoo.fr.
- En préparation au départ de Rouen : contact bientôt disponible
- Athis/ Flers/ Domfront : Athis 9h15 / Flers 9h30 / Domfront 10h (places à 10€ / 5€ pour faibles revenus) _ Inscriptions au 02 33 36 06 85 ou chantalfiol@gmail.com ou au 02 33 96 07 31 ou collectifcitoyennormand@laposte.net
BRETAGNE :
- Vannes/Lorient : contacter Stop Nucléaire 56, stop-nucleaire56@laposte.net
- Nantes et Redon : contacter Damien au 06 30 21 32 63 ; sdnlv@sfr.fr
- Saint-Nazaire : Départ à 12 heures, parking du Théâtre (gratuit), près de la Base sous-marine,
Retour vers 20 heures (soit un départ de Rennes à 18 h 30).
Prix du transport par personne : 12 euros (tarif réduit à 6 euros en cas de difficultés financières).
Pré-inscription par mail à estuaire.stop-nucleaire@du-libre.org, ou par téléphone à Augustin Grosdoy (06 86 00 12 37).
- Lannion :
Covoiturage ou bus en fonction du nombre, prendre contact à : sdn-tregor@laposte.net
- St Brieuc : Covoiturage ou bus en fonction du nombre, prendre contact au 02 96 62 06 40
- Paimpol : Covoiturage ou car selon nombre : contacter J.C.Camille au 02 96 20 85
11 ou cepaimpol@orange.fr
- Quimper : Car (arrêt possible à Quimperlé), départ 9h parking salle omnisports Michel Gloaguen à Quimper (impasse de l’Odet à coté de la maison des associations, derrière la gare SNCF)
Prix 15 euros (tarif réduit pour petits budgets)
Réservations au 02 98 55 63 76 / 06 84 14 58 87
Courriel : sortirdunucleairecornouaille@yahoo.fr , site :
http://www.sortirdunucleairecornouaille.org/
- Brest : Départ en car à 9H00 à la gare routière, retour vers 21H00, arrêt possible sur Morlaix
Participation car : 15 euros
Contact : Christian Bucher - 06 18 85 13 16
PAYS DE LA LOIRE :
- Nantes : La Coordination antinucléaire de la région nantaise organise un départ de car. Contact :
Tel : 06 70 11 77 27 , Courriel : coordarn@laposte.net Tarif plein : 10 euros, tarif solidaire : 5 euros. RDV Nantes Le Cardo : 11H45. RDV Nozay place de l’église : 12H15.
- La Roche sur Yon : Contact : Tony RAFFIN ( assoc le CRIN ) via le.crin@laposte.fr ou 06 87 99 29 00.
- Angers : Départ 10h00 place LaRocheFoucault, Retour 21h Tarifs A/R : 12€ (plein tarif) , 6€ (petit budget) Inscription bus : 06 17 74 36 13
- Laval : Une marche est prévue, départ le mercredi précédent. contacts Mayenne : Dominique SARCHER 02.43.04.87.08 et Hervé EON 06.81.10.81.76, Ille et Vilaine : Françoise RUBION 06 86 41 37 81
SARTHE :
- Château du Loir : Départ place de la Mairie à 9h, retour 21h
- La Flèche : Départ place de La Libération à 10h, retour 20h
- Le Mans : Départ quai Louis Blanc (au bas du tunnel) à 9h30, retour 21h
Inscription sur " sortirdunucleaire72@orange.fr" chèques à l’ordre de " sortir du nucléaire 72" à envoyer à : Martial Chateau, La Doultière 72200 La Flèche tel 0243947288
Prix du déplacement : 15€ ; (10€ pour les faibles revenus et les adhérents de Sortir du Nucléaire 72), 5€ pour les enfants
Pour ceux qui ne pourraient venir les dons de soutien nous permettront de couvrir les frais des bus.
MAYENNE (cars) :
- Larchamp / Montaudin / Gorron / Landivy, contact : 02 43 05 30 31 / 02 43 05 69 44
- Ernée, contact : 02 43 05 26 33
- Pays de Loiron, contact : 09 61 54 35 97
- Laval, contact 06 20 83 73 68
- Mayenne, contact : 02 43 04 47 74
- Chailland / Andouillé /La Baconnière, contacts : 02 43 02 65 12 / 02 43 02 69 46 / 02 43 02 67 63
- Bais, contact : 02 43 37 93 40
- Sainte-Suzanne, contact : 06 37 64 55 39
- Craon / Cossé, contacts : 02 43 12 21 56 / 02 43 01 00 80
- Château-Gontier / Longuefuye, contact : 06 86 58 63 19
Par ailleurs, une marche est prévue à partir de LAVAL :
contacts Mayenne : Dominique SARCHER 02.43.04.87.08 et Hervé EON 06.81.10.81.76, Ille et Vilaine : Françoise RUBION 06 86 41 37 81
CENTRE :
- Blois : Départ le samedi matin vers 8h et retour vers 22h.(bus ou co-voiturage selon inscriptions).
Contact : sdn41@free.fr (merci de s’inscrire pour le bus avant le 20 septembre, paf à prévoir de 20 à 25 €)
- Tours : départ à 9 heures, retour vers 22 heures ; tarifs : normal, 25 € , réduit (précaires, enfants, etc.) 15 €.
Contact : philippe.gardelle@orange.fr
Pour s’inscrire en tant que bénévoles pour aider à l’installation, 2 possibilités :
le formulaire d’inscription sur le site de la manif : http://sdn-rennes.org/index.php/page-web-coordination-ouest
faire un mail à Didier, qui gère l’inscription des bénévoles : didier.chapellon@laposte.net
EST
STRASBOURG
Rassemblement sur le parvis de la cathédrale de Strasbourg à 14h30 où un grand "trèfle humain" visible du haut de la cathédrale sera formé. Puis manifestation jusqu’à la place Kléber.
CSFR 68 : csfr68@gmail.com
Stop Fessenheim : stopfessenheim@yahoo.fr
Stop Transports - Halte au Nucléaire : stthn@free.fr -
Alsace Nature : siegeregion@alsacenature.org
Vosges Antinucléaire : steph165@gmail.com
Contact :
Rémi Verdet 06 13 36 71 89
Infos sur les départs groupés à venir
SUD-OUEST
TOULOUSE
RDV Place Arnaud Bernard - départ 14 h
Contact Daniel Roussée daniel.roussee@wanadoo.fr
Départ groupé d’Agen
Départ groupé d’Agen (47) : bus ou covoiturage, contacter Benoît 06 07 88 61 43
BORDEAUX
Départ 14h Place Pey-Berland (mairie de Bordeaux)
Parcours : rue des Frères Bonie, Cours d’Albret , place Gambetta, Clémenceau, allées de Tourny, Grand théâtre, rue Esprit des lois, miroir d’eau sur les quais, Alsace Lorraine, Pey Berland.
Plusieurs interventions, prises de paroles et animations sont prévues tout au long du parcours, ainsi que 5 mn de vacarme ! (Apportez des casseroles, crécelles, tambours, etc.)
Prévoyez votre pique-nique, votre attirail de manifestant, votre bonne humeur !
https://www.facebook.com/event.php?eid=271190036242804
Contacts :
TCHERNOBLAYE tchernoblaye@free.fr
Coordination Sud-ouest
Monique Guittenit moniqueguittenit47@orange.fr
Départ groupé d’Agen et Niort
- Départ groupé d’Agen (47) : bus ou covoiturage, contacter Monique 05 53 95 02 92
- Départ groupé de Niort (79) en milieu de matinée : Réservez dès maintenant vos places, nous vous confirmerons le lieu et l’heure dans les jours à venir.
Coût : 10€ place adulte, 0€ enfants et personnes aux faibles revenus (une souscription volontaire plus élevée peut être faite, avec déduction des impôts ex. 30€ avec déduction = 10€ pour le voyage)
S’inscrire sur le site du collectif Sortir du nucléaire 79.
SUD-EST
BUGEY
RDV à 13h30 à Saint-Vulbas (centrale du Bugey)
Plus d’infos, tracts affiches... sur http://stop-bugey.org/
Contacts :
Xavier Lurthy : xlurthy@free.fr
Joel Guerry : jguerry51@orange.fr
Départs groupés de Chambéry, Genève, Sainte Foy L’Argentière, Valence, Lons-le-Saunier, Macon, Grenoble
- Départs en cars prévus de Chambéry : Lieu de départ : a priori gare routière de Chambéry
Horaires aller : départ de Chambéry 11h30, arrivée à St Vulbas 13h15
Horaires retour, départ de St Vulbas à 18h, arrivée à Chambéry 19h45
Coût : environ 10 € Aller/Retour (tarif réduit possible pour les personnes ayant des difficultés). Prévoir un casse-croûte. _ Merci d’envoyer un chèque de réservation à "SDN 73 - Maison des Associations - 67 rue Saint François de Sales - 73000 Chambéry (chèque à l’ordre de SDN73).
- Genève : Départ en car organisé par Contratom A 11h à la place Neuve (visualiser le lieu sur Google maps) S’annoncer auparavant par téléphone ou email indiqué sur http://www.contratom.ch
Genève est à 70km de la centrale du Bugey, sous son vent d’ouest dominant : vu l’expérience de Fukushima, Genève est touchée de plein fouet. départ groupé à partir de St Foy l’Argentière le samedi 15 octobre à 10h. De retour le soir vers 20h.
- Départ groupé à partir de Ste Foy l’Argentière à 10h. De retour le soir vers 20h.
Nous pourrons remplir 2 transporteurs de 9 places. IMPORTANT : Il est nécessaire de vous inscrire en répondant à : thierry.manceau@laposte.net ou téléphoner au 04 74 70 18 71 avant le 9 octobre
- Lons-le-Saunier
Le collectif pour un avenir sans nucléaire lédonien souhaite organiser un départ depuis Lons le Saunier en bus, pour se rendre en nombre à la manifestation pour la fermeture de la centrale nucléaire du Bugey du 15 octobre .
Nous avons la possibilité de réserver un bus de 56 places pour 555€ soit 10 euros par personne, en dessous de 40 personnes (14 €/personne). Faute de participants en nombre suffisant, le bus sera remplacé par du covoiturage.
Départ et retour : Place de la Liberté à Lons-le-Saunier Horaires définis ultérieurement.
Pour finaliser la réservation nous souhaitons avoir une estimation des personnes intéressées.
Merci donc de vous signaler à Da Rocha Julien darocha.julien@gmail.com ou au 06-17-09-47-60 avant mercredi 28 septembre.
- Macon
Départ 10h30 retour à 18h. Afin de simplifier la gestion des inscriptions, nous avons fait le choix d’informatiser la procédure. Il vous est donc possible de réserver en ligne une place en bus pour ce rassemblement au prix de 12 euros l’aller-retour en cliquant sur le lien suivant : http://fr.amiando.com/manif_nuke_bugey_15102011.html
Pour celles et ceux qui auraient des difficultés à payer cette somme, il est toujours possible de revoir à la baisse le prix des places. En cas de besoin merci de contacter le 06.06.88.52.66.
- Grenoble
Lieu de départ : place de Verdun à Grenoble
Heure de départ aller : 11h
Horaires de retour : départ de St Vulbas à 17h, arrivée à Grenoble 19h
Coût du transport : 10 euros aller/retour (tarif réduit possible pour les personnes ayant des difficultés).
Prévoir un casse-croûte.
Si vous souhaitez confirmer votre inscription pour le voyage en car, merci d’envoyer un chèque de réservation à "Europe Ecologie les Verts 10, rue Marx Dormoy 38000 Grenoble (tél 09 71 49 91 52) à l’ordre de EELV 38.
AVIGNON
CHAINE HUMAINE à 15H
RDV devant la Gare SNCF Avignon centre
Contact :
Jean-Pierre Cervantes (Président de CREAVIGNON)
contact@creavignon.fr
http://creavignon.ning.com
http://creavignon.fr
Tel : 06 88 88 86 01




CHAINE HUMAINE WWW.CHAINEHUMAINE.ORG

SORTIR DU NUCLÉAIRE EN DRÔME ARDÈCHE.

Nous comptons sur vous Dimanche 25 Septembre

à ROMANS SUR ISERE à 15h place du Jacquemard

Chaque mètre compte !


Dates et lieux des prochaines chaînes

Toujours 15h à 17h le 4éme dimanche de chaque mois


22 Mai 2011 à Montélimar (120 personnes)

26 Juin 2011 à Bourg Saint Andéol (250 personnes)

24 Juillet 2011 à Avignon Place de l’horloge (400 personnes)

28 Aout 2011 à Die Place de l’église (250 personnes)

25 Septembre à 2011 Romans sur Isère Place du Jacquemard

23 Octobre 2011 à Tournon sur Rhône Place des Platanes

27 Novembre à 2011 Valence Place du Champs de Mars

18 Décembre à 2011 Lyon Place Bellecour

22 Janvier 2012 à Grenoble Place Grenette

26 Février 2012 à Saint-Etienne Place de l'Hôtel de ville

11 Mars 2012 GRANDE CHAINE Lyon - Avignon

Bouleversés par la catastrophe de Fukushima et les cruelles suites sanitaires nous, habitants de la vallée du Rhône particulièrement « fournie » en centrales nucléaires , nous avons voulu réagir. Réagir en créant une commission qui s’appelle « Réactions en chaîne humaine ».

Notre projet est d’interpeller chaque citoyen et lui proposer de se joindre à nous pour faire chaque mois le 4ième dimanche entre 15h-17h, (en des lieux chaque mois différents sur le trajet de la grande chaine), une chaîne humaine pour dire "OUI" pour la décision de sortir du nucléaire et préparer la grande chaine du 11 mars 2012. Nous ne voulons pas subir ce que vivent les Japonais , les habitants de Three Miles Island et les Ukrainiens depuis 25 ans.


Donnons nous la main pour qu’ensemble nous pesions dans les décisions que devra prendre le nouveau chef d’état en 2012. Afin de préparer l’événement et initier le plus grand nombre, plusieurs petites chaines sont programmées chaque mois le 4ième dimanche.


Tout comprendre avec le guide.

Et en musique ?

http://www.chainehumaine.org

Nous écrire : contact@chainehumaine.org


Nous téléphoner : 0 777 202 771 demandez Christine


Découvrir SDN 26-07 : http://www.sdn26-07.org/blog/




 Communiqué de presse du 07/09/2011

 
Non-lieu pour le Pr. Pellerin : déni de justice et honte absolue vis-à-vis des malades de la thyroïde !
Non-lieu pour le Pr. Pellerin : déni de justice et honte absolue vis-à-vis des malades de la thyroïde !
Ce mercredi 7 septembre, un non-lieu vient d’être accordé au Pr. Pierre Pellerin, artisan principal de la désinformation sur les impacts sanitaires du passage du nuage de Tchernobyl.

En 1986, par la voix de Pierre Pellerin, alors directeur du Service Central de Protection contre les Rayonnements Ionisants, l'État français a délibérément minimisé le niveau de contamination de la France par le nuage de Tchernobyl.

Alors que tous les autres pays européens, conscients des risques du cocktail mortel de radioéléments dispersés par la centrale ukrainienne, adoptaient des mesures pour protéger leurs populations, la France a propagé le message mensonger d’une absence de risques sur la santé humaine. Elle a délibérément privé les populations de mesures de protection contre la radioactivité : pas de consignes regardant la nourriture irradiée, pas d’incitation à ne pas s’exposer à la pluie radioactive ni à empêcher les enfants de jouer dans les bacs à sable, pas même de distribution de comprimés d’iode stable…

Cette absence de mesure de protection par l'État français constitue un véritable crime dont on possède le mobile : en avril 1986, il restait 23 réacteurs à construire ou à mettre en service industriel en France.

Depuis la catastrophe, l'explosion du nombre de cancers et plus particulièrement de cancers thyroïdiens en France a été parfaitement documentée par le travail de la juge Marie-Odile Bertella-Geoffroy. En particulier, une note sur la progression des prises de Levothyrox, désormais troisième médicament le plus consommé en France, ne laissait pas de doute quant à une corrélation entre le passage du nuage et la multiplication des problèmes thyroïdiens. Pour réunir ces éléments, Mme la juge Berthella-Geoffroy avait effectué des perquisitions dans les ministères, chez EDF, et également au SCPRI, chez le célèbre professeur Pellerin.

Il y a tout lieu de penser que nous sommes ici en face d’un exemple flagrant d’asservissement de la justice au pouvoir politique et aux intérêts du lobby nucléaire : en effet, Mme la juge Bertella Geoffroy a été dessaisie de son travail sur Tchernobyl 4 jours après la catastrophe de Fukushima et 15 jours avant le renvoi du procès à aujourd’hui....

Aujourd'hui donc, honte suprême, la Cour d'appel de Paris vient de voler le procès aux malades de la thyroïde en déclarant un non-lieu pour le Pr. Pellerin dans l'enquête sur les possibles retombées en France de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl.

Pourtant, 25 ans après, les chiffres attestant de la contamination sont là. Une étude publiée par l’Académie de Médecine de New York en 2010 a évalué à près de un million le nombre de décès liés à la catastrophe de Tchernobyl [1]. Un autre rapport publié en 2011 par une association médicale confirme l’augmentation dramatique de la morbidité suite à l’accident nucléaire, non seulement au Bélarus, mais aussi en Europe[2]. En France, la cartographie réalisée par la CRIIRAD a permis de mettre en évidence une contamination incontestable du territoire.

En blanchissant le Pr. Pellerin, la France protège une des figures majeures de la désinformation au niveau international. Rappelons ainsi que M. Pellerin a été l’un des membres du cénacle très réduit d’experts qui se sont accordés sur le nombre de morts à annoncer officiellement, ont critiqué les doses fixées par les pouvoirs soviétiques comme « trop strictes » et préconisé une « dose-vie » équivalente à la dose létale en une heure (1 Sv)[3]. La France a également exporté son savoir-faire en matière de désinformation nucléaire via son implication dans les programmes ETHOS et CORE menés en Ukraine.

L’histoire semble se répéter : la semaine prochaine va se tenir à l’université médicale de Fukushima un symposium international d’ « experts » sur les impacts sanitaires de la radioactivité, organisé à l’initiative de la Fondation Nippon, organisme proche du pouvoir [4]. Parmi les principaux organisateurs, on compte déjà Shunichi Yamashita, un professeur de radiologie qui nie la dangerosité des faibles doses et de l’irradiation interne, et ne voit aucun problème à laisser des enfants subir les mêmes doses de radioactivité que les travailleurs du nucléaire. Aboutira-t-on au Japon aux mêmes conclusions officielles qu’après la catastrophe de Tchernobyl ?

Mais l’affaire lancée depuis des années par l'association de malades de la thyroïde ne sera pas étouffée : l'association devrait se pourvoir en cassation. Alors que 62 % de l’opinion publique internationale souhaite l’arrêt du nucléaire et que les scandales autour de l’atome éclatent désormais au grand jour, le mur de la censure et de la désinformation ne tiendra pas longtemps.

Contacts :

Pour le Réseau « Sortir du nucléaire » : Daniel Roussée – 06 61 97 83 28

Pour les Amis de la Terre Midi-Pyrénées : Daniel Roussée – 06 61 97 83 28

Pour Stop Golfech : Monique Guittenit - 05 53 95 02 92

Notes :

[1] "Chernobyl: Consequences of the Catastrophe for People and the Environment" - Alexey V. YABLOKOV, Vassily B. NESTERENKO, Alexey V. NESTERENKO - Publié en 2010 par l'Académie des Sciences de New York.

[2] "Health Effects of Chernobyl 25 years after the reactor catastrophe" - IPPNW Germany, Gesellschaft für Strahlenschutz, 2011

[3] Wladimir Tchertkoff, Le Crime de Tchernobyl. Le goulag nucléaire, Actes Sud, 2006

[4] http://www.nippon-foundation.or.jp/eng/news/Fukushima_Expert_Symposium.html La Fondation Nippon a été créée par Ryoichi Sasakawa, ancien criminel de guerre.


Lien permanent vers ce communiqué: http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=830

  Imprimer cette page

Fermer cette page  



Fukushima, 6 mois après : la catastrophe continue


Ce 11 septembre 2011, six mois se seront écoulés depuis le début de la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Six mois que Tepco, l’ensemble du lobby nucléaire, le gouvernement japonais, mentent et désinforment les citoyens du Japon et du reste de la planète. Six mois déjà, à lutter contre l’opacité, à tenter de démêler les fils de la vérité, concernant la situation des réacteurs, la contamination de l’environnement, des habitants et des aliments. A la veille du 11 septembre 2011, nous sommes toujours confrontés à un mur de censure.. Les grandes catastrophes nucléaires de l’histoire, de Mayak à Fukushima en passant par Tchernobyl, se suivent… la désinformation reste entière, et nous, citoyens du Japon et d’ailleurs, sommes les premières victimes. Ce silence doit cesser..

Le Réseau “Sortir du nucléaire“ souhaite ici fournir un aperçu – sans prétendre être exhaustif – de la situation des populations dans la préfecture de Fukushima à ce jour. Ce dossier met en valeurs certains aspects scandaleux de la gestion de la catastrophe par les autorités japonaises qui sont passés inaperçus dans les médias en France. Alors que l’accident n’en est qu’à son commencement, le Japon en a-t-il tiré les leçons ?

Censure des autorités, de nouvelles mesures alarmantes

Six mois après le début de la catastrophe, le silence des autorités reste étouffant, et les exemples de rétention d’information se multiplient.

Des populations en danger exposées à leur insu, au risque de radiation et de contamination

Ainsi, les Japonais ont brutalement appris que des indices d’une fusion des cœurs - comme la présence de tellurium- avaient été détectés par les experts dès la journée suivant le tsunami. Les faits n’ayant été révélés que trois mois après, la population n’a pas été informée en temps réel des risques majeurs qu’elle encourait. Les autorités japonaises n’ont pas non plus communiqué les premières mesures de radioactivité, permettant d’observer l’évolution et la dispersion du panache radioactif. Ainsi, les tout- premiers habitants évacués, qui s’étaient réfugiés dans la petite ville de Namié, se trouvaient en réalité dans un des lieux où les niveaux de radiation étaient les plus élevés .

Des zones habitées six fois plus contaminées que Tchernobyl encore habitées

En août, le Pr. Christopher Busby, un scientifique britannique spécialiste de la radioprotection procédant à des mesures à Tokyo, trouve à certains endroits des concentrations en radionucléides aussi élevées que celles observées dans la zone d’exclusion de Tchernobyl [1] .
Les Japonais eux-mêmes font valoir que de multiples endroits non-évacués de la préfecture de Fukushima témoignent d’une concentration en radionucléides plus élevée que dans la zone interdite de Tchernobyl. Deux semaines après le début de la catastrophe, suite à la découverte de concentrations de Césium   137 dans le sol du village de Iitate (à 40 km de la centrale), le Professeur Hiroaki Koide, de l’Université de Kyoto, avait ainsi rappelé qu’en 1986, on avait évacué rapidement tous les endroits où la contamination dépassait 550 000 Bq  /m2. À Iitate, ces concentrations ont atteint jusqu’à 3 260 000 Bq  /m2 pour le Césium   137



Des travailleurs sacrifiés

Tout aussi ahurissante est l’absence d’information sur et à destination des travailleurs sécurisant la centrale de Fukushima Daiichi. On apprend le 30 août le décès d’un ouvrier de la centrale, suite à une leucémie aiguë [2] . Selon Tepco, son décès n’aurait rien à voir avec son activité à la centrale. Pourtant, le témoignage du journaliste japonais Kazuma Obara, qui a effectué une visite « incognito » sur le site, laisse peu d’interprétations possibles : « Le 1er août, Tepco a annoncé qu’un rayonnement de 10 000 millisieverts par heure avait été détecté entre les réacteurs n°1 et n°2, non loin du panneau où les idéogrammes peints en rouge proclament : « D’un même élan du cœur : n’abandonne jamais, Fukushima ». En se tenant une minute et demie à cet emplacement, un ouvrier dépasserait la dose annuelle limite de 250 millisieverts. A l’époque, les ouvriers n’en avaient pas été avertis. On ne leur a d’ailleurs jamais rien expliqué, même suite à cette annonce [3]. » . Aucune nouvelle n’a par ailleurs filtré depuis six mois sur le sort de tous les autres ouvriers contaminés depuis le début de l’accident.

Une machine gouvernementale de censure

Censure sur la presse [4] , diffusion de faux sites d’information… Le gouvernement japonais a recours à tout un assortiment de moyens pour étouffer la contestation. L’arrivée même de matériel de radioprotection est freinée : en mai, ce sont des milliers de compteurs Geiger envoyés par des pays étrangers qui restent bloqués à l’aéroport de Narita au lieu d’être distribués, donnant lieu à une controverse à la Chambre des Représentants au Japon (http://videos.sortirdunucleaire.org/Fukushima-des-milliers-de) .

Éclosent également des discours faisant écho aux conclusions du « Forum Tchernobyl » [5] (une instance qui avait largement contribué à minimiser les conséquences de la contamination, ainsi que l’effet délétère des plus faibles doses, et dont les travaux ont été dénoncés par plusieurs associations [6] ) : le vrai risque ne viendrait pas des radiations, mais du stress lié aux informations sur la radiation. On a ainsi pu entendre lors de la 14ème Conférence internationale de la recherche sur les effets de la radiation qu’il fallait éviter de donner des informations « alarmistes » sur Fukushima afin de ne pas menacer la santé mentale de la population japonaise [7] …

La société civile s’organise

Le 29 août, des universitaires japonais ont ainsi révélé une nouvelle carte de la contamination (http://tinyurl.com/3eyax9e), qui fait apparaître des concentrations élevées de radioéléments bien au-delà des zones préconisées pour l’évacuation [8]. Alors le 30 août, le Ministère de l’Education et des Sciences a aussi publié la contamination aux Césiums 134 et 137 du sol et de l’air dans la zone proche de Fukushima-Daiichi (voir carte ci-dessous).

Un peu partout, des citoyens se sont formés à la mesure des radiations. C’est ainsi que des citoyens japonais, avec l’aide d’organisations françaises et allemandes (CRIIRAD, Umweltinstitut München, IPPNW…) ont fondé une association de mesure de la radioactivité, le (Citizen’s Measurement Radiactivity Station http://en.crms-jpn.com/ ). Son objectif est d’installer dans toutes les 47 préfectures japonaises des stations de mesure de la radioactivité sur les personnes et dans les aliments. Ses membres font malheureusement le constat que la radioactivité ne cesse d’augmenter dans l’environnement tandis que l’information envers les populations fait cruellement défaut.

Ainsi, le 5 août, le mensuel Science annonce que les résidents de la préfecture de Fukushima feront l’objet d’une campagne de contrôle médical sur 30 ans, afin d’étudier les effets des faibles doses sur l’organisme. Wataru Iwata, membre du CMRS, a déclaré le 15 août dernier [9] : « Nous avons malheureusement l’impression qu’il s’agit ici moins d’une prise en charge médicale au sens propre que d’un grand projet épidémiologique, dans lequel les personnes concernées sont traitées moins comme des patients que comme des cobayes. Les représentants des autorités supposent que la majorité de ces gens n’ont rien à craindre (…), et qu’ils mettent en place ces tests uniquement pour répondre aux préoccupations de la population ».

Des malades potentiels non pris en charge

De plus en plus de personnes, y compris à Tokyo, se plaignent de troubles évoquant (les symptômes d’une contamination (http://tinyurl.com/3napbqh) . Comme le décrit Wataru Iwata, les évacués « ne sont pas pris en charge médicalement - même quand, par exemple, les parents amènent leur enfant chez le médecin avec des symptômes suspects comme des saignements de nez. Ils croient que cela ne peut pas venir des radiations car ces gens auraient reçu moins de 100 millisieverts ».  100 millisieverts cumulés : en-deçà, tout est en effet considéré comme « faible dose » par les autorités.
Lors d’une conférence à l’ambassade de France au Japon, l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) abonde dans ce sens, en ajoutant que « chacun doit être maintenant acteur de sa radioprotection et chercher à optimiser sa dose individuelle ». [10] Or, comment peut-on conseiller à quelqu’un d’être « acteur de sa radioprotection » si aucune information n’est disponible ? Si rien n’est mis en place pour permettre l’évacuation des populations, seul moyen de limiter efficacement son exposition à l’irradiation externe ?



Les enfants exposés à la radioactivité : chronologie d’un scandale

Très peu de temps après le début de la catastrophe, les écoles ont réouvert dans la préfecture de Fukushima, en dépit de mesures témoignant d’une radioactivité élevée. Plutôt que d’envisager de nouvelles vagues d’évacuation qui constitueraient pour les autorités l’aveu d’un échec dans la gestion de la catastrophe, on décide donc de nier les conséquences sanitaires, en arguant que la vie doit continuer comme avant, malgré l’accident et les très hauts taux de radioactivité.

- Le 19 avril, le gouvernement décide ainsi de permettre la réouverture de tous les établissements scolaires où la radiation externe ne dépasse pas 3,8 microsievert par heure, ou encore 20 millisieverts (mSv  ) par an dans les cours de récréation. On demandera également aux écoliers de porter des vêtements à manches longues, de limiter leur temps passé dehors, et ils seront équipés de dosimètres.

- Le 29 avril, M. Toshisô Kosako, conseiller nucléaire du gouvernement présente sa démission, en pleurs : d’un point de vue scientifique, un seuil d’exposition aussi élevé est inacceptable. Cette disposition revient à soumettre les enfants, dont l’organisme fragile et en pleine croissance est extrêmement sensible aux radiations, à la même exposition que les travailleurs du nucléaire. Par ailleurs, elle prend uniquement en compte les doses accumulées du fait de l’irradiation externe, alors que les habitants de Fukushima sont également menacés par la contamination interne, en cas de consommation d’eau ou d’aliments contaminés.

- Début mai, la société civile japonaise proteste : plusieurs associations lancent une pétition internationale pour demander des normes de radioprotection plus exigeantes pour les enfants, soit le retour à un maximum de 1 mSv   par an. Le Réseau “Sortir du nucléaire” relaie cette pétition (http://www.sortirdunucleaire.org/petition-japon) , qui recueille d’ores et déjà plus de 27 800 signatures en France.

- La pression des citoyens et des organisations internationales augmentant, le gouvernement japonais procède à un artifice rhétorique et annonce le 26 mai que, tout en maintenant provisoirement la norme de 20 mSv  /an dans la préfecture de Fukushima, l’on s’efforcera à terme de « viser » 1 mSv  /an. Il s’agira notamment de retirer la couche superficielle de terre des cours de récréation dans les endroits les plus contaminés. Cela représente un chantier colossal, et cette entreprise ardue connaît rapidement ses limites : que faire de la terre radioactive ainsi retirée ? Où la stocker ? Les mesures rivalisent d’incohérence.

- Lors d’une réunion publique sur la situation tenue le 19 juillet par les membres du comité gouvernemental d’urgence (http://videos.sortirdunucleaire.org/Les-autorites-japonaises-face-a-la) , et filmée par un vidéaste amateur, il est réitéré qu’il n’est pas question d’élargir la zone d’évacuation. Ceux qui le souhaitent sont autorisés à le faire « de façon volontaire et à leurs risques et périls », déclareront les représentants des autorités.

- La préfecture de Fukushima annonce le 25 juillet que l’on fera un examen pour la tyroïde sur les mineurs de Fukushima, soit 360 000 personnes, une première fois dans les deux ans, et une seconde fois dans les cinq ans, après qu’ils auront eu 20 ans.

- Le 14 août, on détecte de l’iode   dans la thyroïde de la moitié d’un groupe d’enfants de Fukushima [11].

- Les ONGs japonaises continuent de dénoncer la supercherie et lancent le 17 août un appel au Haut Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l’Homme à venir constater la violation du droit à la santé suite au maintien de cette limite de 20 mSv  /an (http://tinyurl.com/3nfwuby). Pendant ce temps, la vidéo de la réunion publique du 19 juillet circule tant, que l’Ambassade du Japon demande un droit de réponse à Liberation.fr, sur lequel elle a été publiée (http://tinyurl.com/3cqc9sp) . De manière paradoxale, on y affirme qu’il est hors de question de remettre en cause les zones d’évacuations fixées par le gouvernement « la situation sur le site de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi n’étant pas complètement rétablie » …

- Le 30 août, après de multiples demandes de rendez-vous à l’ambassade du Japon à Paris, une délégation du Réseau « Sortir du nucléaire » se présente en vue de remettre ces 27 847 signatures à un représentant du gouvernement japonais. Se faisant dire très sèchement que cette démarche n’est pas la bienvenue, le Réseau “Sortir du nucléaire“ n’en restera pas là.

- 1er septembre : à la date traditionnelle de la rentrée des classes, en dépit des mesures annoncées, les niveaux de radiations restent encore dramatiquement élevés dans les cours d’écoles de la ville de Fukushima. D’après les mesures de l’ONG Greenpeace International, on a pu déceler jusqu’à 1,5 mSv  /heure - soit une fois et demie la dose annuelle autorisée - dans une cour d’école où avaient pourtant été mises en oeuvre des mesures de décontamination. Parmi tous les établissements étudiés, seul un jardin d’enfant témoignait d’une baisse réelle des niveaux de radiation, uniquement grâce au travail entrepris par les associations locales.


Ce constat démontre bien les limites du plan gouvernemental de décontamination ; le combat pour protéger les enfants en demandant leur évacuation des zones où la radiation excède 1 mSv  /an demeure plus que jamais d’actualité.

Une remise en question du nucléaire qui a ses limites

Quelle poursuite du nucléaire au Japon ?

43 réacteurs sont maintenant à l’arrêt au Japon, soit plus de 80 % du parc. Dans leur grande majorité, les autorités locales ne souhaitent pas les voir redémarrer. Par ailleurs, 14 nouvelles failles sismiques ont été découvertes à proximité de sites nucléaires japonais [12], un élément de poids tout particulièrement dans le contexte post-11 mars, vis-à-vis de la politique atomique. En juillet dernier, le Premier Ministre Naoto Kan avait plaidé pour un Japon dénucléarisé et pour un soutien accru aux énergies renouvelables.

Une attitude contradictoire à l’international

Si le nouveau gouvernement n’envisage pas la construction de nouvelles centrales nucléaires, il souhaite le redémarrage des unités actuellement à l’arrêt. Il semble qu’une transition énergétique rapide se heurte à de fortes résistances, et que le lobby nucléaire japonais, bien qu’entaché de scandales, conserve une influence importante sur le gouvernement. Ainsi en juin, à la conférence climatique de Bonn, les représentants du Japon s’étaient montrés les plus ardents défenseurs de l’inclusion du nucléaire dans le « Mécanisme de Développement Propre », ces actions pour diminuer les émissions dans des pays en développement financées par les pays occidentaux [13] .

Centrale de Tomari, exception ou premier exemple d’une régression générale ?

Alors que le nouveau Premier Ministre, M. Yoshihiko Noda, plaide pour un redémarrage des centrales, le 17 août, le réacteur n°3 de la centrale nucléaire de Tomari, sur l’île d’Hokkaido, a déjà redémarré. Selon Kaori Izumi, de l’association japonaise « Shut down Tomari », Tomari avait d’ailleurs commandé dès juin un chargement de MOX  , ce combustible à base de plutonium, qui doit être fabriqué d’ici novembre à l’usine Melox, dans le Gard (France). C’est ce même type de combustible, vendu par Areva, qui était utilisé dans le réacteur n°3 de Fukushima Daiichi. D’une toxicité particulièrement élevée, il est aussi plus prompt à entrer en fusion qu’un combustible classique. 

Retrouvez la chronologie de la catastrophe au jour le jour sur le site du Réseau “Sortir du nucléaire” sur : http://www.sortirdunucleaire.org/alerte-japon

Et en France, avons-nous tiré les leçons de Fukushima ?

Pour le monde entier, la catastrophe de Fukushima constitue un violent rappel, 25 ans après Tchernobyl, du caractère ingérable d’une catastrophe nucléaire et des dangers de cette technologie. Pour le monde entier… sauf la France ?

Écran de fumée « à la française » et aveuglement persistant sur les risques

Alors que la Suisse, l’Allemagne ou l’Italie tiraient très tôt les leçons de cette catastrophe en décidant d’une sortie du nucléaire, ou d’une non-reprise de leur programme nucléaire, le gouvernement français a lui, réaffirmé son indéfectible soutien à l’atome. Avec Fukushima a ressuscité l’argument de la « supériorité technologique française ». Le réacteur EPR, alors fortement décrédibilisé par une longue liste de retards, surcoûts et révélations sur sa sûreté déficiente, est devenu l’antidote au nucléaire « bon marché » et à tous les problèmes de sûreté existants et à venir. Même les révélations accablantes de l’Autorité de Sûreté Nucléaire sur les graves malfaçons sur le chantier de l’EPR, fin août, n’amènent aucune remise en question du "fleuron" de la technologie française... Quant à la prolongation de la durée de vie des réacteurs vieillissants comme ceux de Fessenheim, pas question de la remettre en question, même si les travaux nécessaires s’avèrent colossaux.

Tout en tirant vers le bas le cahier des charges des évaluations destinées aux réacteurs européens - abandonnant ainsi l’étude de la vulnérabilité face à la menace terroriste -, la France a mis en place à grand bruit des "stress tests" bien peu exigeants sur ses sites nucléaires. Le gouvernement prétend même lancer des exercices de prospective énergétique à l’horizon 2050 où serait entre autres étudiée une potentielle sortie du nucléaire... tout en précisant d’emblée que cette dernière option ne sera pas retenue.

Les Français sont désormais une très large majorité à appeler de leurs voeux une sortie du nucléaire, et sont plus mobilisés que jamais, comme le montre l’organisation de manifestations aux quatre coins de la France cet automne. Le débat sur l’atome sera un sujet incontournable des élections présidentielles et législatives, et les différents candidats ne pourront rester la tête dans le sable indéfiniment.




Fillon, Besson et Kosciusko-Morizet au Bugey : un site bien mal choisi pour évoquer la sûreté nucléaire
Ce lundi 29 août, François Fillon, Eric Besson et Nathalie Kosciusko-Morizet sont en visite à la centrale du Bugey, à 35 km de Lyon, pour évoquer la sûreté nucléaire en France et les tests de sûreté effectués en ce moment sur le parc nucléaire hexagonal.
Cette visite-éclair est bien à l'image de ces fameux "stress tests" : un pur exercice de communication, un contre-feu allumé par le gouvernement pour éviter de remettre en question le nucléaire. Comment peut-on en effet conduire des tests de résistances sérieux dans un délai de trois mois et demi seulement, qui n'autorise que le recyclage d'anciennes études, et en laissant les exploitants s'auto-évaluer ? Quel crédit accorder à des tests de résistance qui excluent la menace terroriste, ne prennent pas en compte les transports nucléaires, et se contentent d'effleurer le facteur humain et la gestion de la sous-traitance ? Il est scandaleux que la France, qui possède le plus gros parc nucléaire d'Europe, puisse se contenter de tests a minima tout en faisant peser sur ses citoyens et les pays voisins le risque réel d'un accident nucléaire.
Par ailleurs, le choix du Bugey pour évoquer la sûreté du nucléaire en France est bien paradoxal : ce site est en effet un des plus dangereux de France. Ses réacteurs, contemporains de ceux de Fessenheim, vieillissent et cumulent les dysfonctionnements, qu’il s’agisse de l’usure des composants (1) ou de la gestion du site. Cette année, les incidents remettant en cause la sûreté du site se sont accumulés : vannes de protection restées ouvertes, absence de barrière sur le poste de contrôle de radioactivité des véhicules sortant du sites, découverte de sources de contamination radioactive dans un local non signalé, déversement de gravats radioactifs dans une carrière... (2) . Selon l'Autorité de Sûreté Nucléaire, les conditions de sécurité au travail s'y sont dégradées en 2010. Les réacteurs du Bugey sont également sujets à de nombreuses anomalies qui compromettent dangereusement la sûreté des installations (3). Par ailleurs, leur situation en zone sismique et inondable en cas de rupture des barrages situés en amont, à proximité de sites industriels, menace une région entière (2,8 millions d'habitants vivent dans un rayon de 50 km) (4). Or, sur ce même site, juste à côté des réacteurs, on a choisi d'implanter ICEDA, une poubelle destinée à recueillir les déchets issus du démantèlement d'autres centrales françaises.
Le Bugey a atteint l'âge de la retraite et doit être fermé immédiatement. Plutôt que de tenter d'entretenir un mythe de la sûreté nucléaire auquel plus personne ne croit, M. Fillon serait plus inspiré de saisir l'occasion de sa visite au Bugey pour annoncer la fermeture du site avant qu'un accident n'y survienne !
A noter enfin : le 15 octobre prochain, comme dans d'autres villes en France, une manifestation régionale sera organisée au Bugey, pour demander la fermeture immédiate de la centrale et la sortie du nucléaire.
Plus d'informations : http://stop-bugey.org/
Contacts :
Daniel Roussée : 06 61 97 83 28
Charlotte Mijeon : 06 75 36 20 20
(1) Yves Marignac, directeur de WISE-Paris, dans « Le vieillissement des installations nucléaires : un processus mal maîtrisé et insuffisamment encadré » (Revue Contrôle, juillet 2009), citant plusieurs effets du vieillissement des installations : « ...les mécanismes de fissuration par corrosion sous contrainte au niveau des couvercles de cuves. Des fissures ont ainsi été détectées au niveau des adaptateurs des couvercles de cuve par EDF, notamment au Bugey en 1991 » ; « l’altération, sous l’effet des conditions de température et d’irradiation, des gaines des câbles électriques. Le vieillissement prématuré de câbles de contrôle-commande, dits « câbles Crosne », a été à l’origine d’un des plus graves incidents connus par le parc nucléaire, le 14 avril 1984 sur le réacteur Bugey 5 ».
(2) http://www..asn.fr/index.php/L-ASN-en-region/Division-de-Lyon/Centrales-nucleaires/Centrale-nucleaire-du-Bugey/Avis-d-incidents
(3) Communiqués relatifs à deux anomalies génériques touchant le Bugey : http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=759
http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=760
(4) Note d’Élisabeth Brenière, « Analyse des risques externes sur le site nucléaire du Bugey ». http://groupes.sortirdunucleaire.org/docs/RisquesexternesBugey.doc





http://www.stop-tihange.org/index.html
http://www.stop-tihange.org/documents/14924/15401/Tihange_17.09.2011.pdf
Tihange Demo-Flyer: 17. September 2011 http://www.stop-tihange.org/downloads.html
Auf nach Tihange am 17. September 2011!
Dieser Tag wird der Tag des Widerstandes gegen Atomkraft in Belgien, Luxemburg, Frankreich, den Niederlanden und Deutschland:
Vor den 4 französischen AKWs bei Cattenom, den zwei AKWs bei Fessenheim, am geplanten französischen Endlager in Bure, vor der einzigen Urananreicherungsanlage Deutschlands in Gronau und und vor den drei belgischen AKWs bei Tihange (zwischen Lüttich und Namur) wird demonstriert.
Für unsere Euregio (B/NL/D) ist es das erste Mal seit 1982, daß wir zu einer großen, gemeinsamen Demonstration gegen Atomkraft aufrufen.
Kommt also am Samstag den 17.9.2011 um 14:00 Uhr nach Huy. Von dort machen wir uns auf den Weg zu den AKWs, an denen die Abschlußkundgebung mit Reden in 3 Sprachen, fantasievollen Aktionen und Musik stattfinden wird.
Wir fordern die sofortige Schließung der ältesten Reaktoren Tihange I, Doel I und II (bei Antwerpen) zumindest so schnell wie im Gesetz von 2003 festgeschrieben wurden (2015) sowie die Schließung aller anderen Reaktoren so schnell wie technisch möglich!
Weitere Unterstützer und unterstützende Organisationen sind herzlich eingeladen uns zu helfen, die Veranstaltung zu einem großen Erfolg werden zu lassen und das Ereignis zu finanzieren. Wir danken schon jetzt für eure Hilfe!
Bankverbindung: Kontoinhaber: Krueger, Rolf Kontonummer: 13869101 BLZ: 43060967 Bank: GLS-Bank
IBAN: DE27430609670013869101 BIC: GENODEM1GLS Verwendungszweck: Demonstration Tihange

Belgium Organisations



Fessenheim Bridge Action 18.09.2011

Manifestation Anti Nucléaire, Centrale Nucléaire Fessenheim, Sur le Pont, Dimanche 18.9.2011



http://www.facebook.com/media/set/?set=a.217479008262627.64735.216236905053504

Le 26 avril 2011 de 18h à 19h, à l'occasion du 25e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, le collectif "Sortir du nucléaire : c'est possible de Paris 20e"* a organisé une grande chaîne humaine autour de la fontaine place Gambetta. La manifestation, qui a réuni 150 personnes environ, s'est conclue par un "die in" sur le parvis de la mairie du 20e. [photos : Serge Rivret]
Le collectif 20e « Sortir du nucléaire : c’est possible ! » regroupe Europe écologie – les Verts (EELV), la Fédération pour une alternative écologique et sociale (FASE), le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), le Parti de Gauche (PG) et des citoyen/nes engagé/es. Contact : sortirdunucleaire20e@gmail.com



http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=826

Hiroshima – Nagasaki : 66 ans de menace atomique
Communiqué de presse commun avec Armes nucléaires STOP – 04 août 2011
Hiroshima – Nagasaki : 66 ans de menace atomique
Le 6 août 2011, une vingtaine d'opposants aux armes nucléaires vont commencer un jeûne pour commémorer le bombardement nucléaire d'Hiroshima. Ce jeûne durera jusqu'au 9 août, date anniversaire du bombardement de Nagasaki. Depuis 27 ans, à l'initiative de Solange Fernex et de Théodore Monod, regroupés dans l'association "La Maison de vigilance de Taverny" (1), des centaines de militants dénoncent les armes nucléaires et le lobby industriel qui a fait du nucléaire civil le pourvoyeur de la prolifération nucléaire.
Depuis le drame de Fukushima, l'opinion publique mondiale questionne la pertinence du nucléaire civil. Pourtant, le nucléaire militaire est à peine effleuré par la profonde remise en question que connaît l’énergie nucléaire. Aujourd’hui, l’état d'alerte actuel des armes nucléaires est toujours celui de la guerre froide. Un tir de représailles peut être déclenché après détection d'un missile jugé hostile, et ceci en une dizaine de minutes. Les jeûneurs de la Maison de vigilance – soutenus par Armes Nucléaires Stop et le Réseau "Sortir du nucléaire" - dénoncent ce danger et demandent le désarmement nucléaire dans les plus brefs délais.
"La préparation d'un crime est un crime" disait Théodore Monod. La France possède un arsenal de 300 bombes atomiques, dont chacune recèle une puissance équivalente à dix fois la bombe d’Hiroshima. Au niveau mondial, ce sont aujourd’hui 20 000 bombes qui se trouvent pointées sur la population civile. Au regard du droit international actuel, une frappe nucléaire serait considérée comme un crime contre l'humanité.
Contrairement à leurs engagements internationaux, notamment au sein du TNP (Traité de non-prolifération), le club des 5 puissances nucléaires poursuit la modernisation de son arsenal nucléaire pour maintenir ses privilèges face à un partage équitable des richesses du monde. Le désarmement nucléaire est un impératif mondial clairement exprimé par l'Assemblée générale de l'ONU, qui a voté en décembre 2010 la nécessité d'une Convention d'élimination des armes nucléaires. La France, qui s'oppose à toute réduction de son arsenal, a voté contre cette délibération.
Nous demandons que le débat sur l'élimination des armes nucléaires soit engagé au plus vite en France, afin que soit accepté le principe d'une Convention d'élimination et que des mesures précises de désarmement nucléaire soient adoptées par notre pays. Rendez-vous samedi 6 août à 12 heures, au Mur pour la paix sur le Champ de Mars à Paris, ainsi que le mardi 9 août à 11 heures à Taverny, devant la Base de commandement de la Force nucléaire aéroportée.
Contacts presse :
Armes nucléaires STOP : Dominique Lalanne - 06 32 71 69 90
Réseau "Sortir du nucléaire" : Marc Saint Aroman - 05 61 35 11 06
Attachée de presse : Opale Crivello - 06 64 66 01 23
(1) : Pour plus d'information, visiter le site http://maisondevigilance.com/



http://groupes.sortirdunucleaire.org/Los-Alamos

Los Alamos Le centre nucléaire de Los Alamos, dans le Nouveau-Mexique, où fut fabriquée la première bombe atomique, est menacé depuis le 26 juin par un incendie, qui a déjà réduit en fumée 93 000 hectares d’une forêt de pins. C’est désormais le plus important incendie qu’ait jamais connu l’État du Nouveau Mexique. L’installation nucléaire comporte environ 2 000 bâtiments, et 15 000 personnes y travaillent habituellement. Les 10 000 habitants de la ville de Los Alamos ont été évacués pendant près d’une semaine : la pluie survenue le dimanche 3 juillet a donné un énorme coup de pouce aux pompiers affrontant l’incendie, et les résidents ont pu réintégrer leur domicile. Malgré tout, des centaines de pompiers combattaient encore les flammes dimanche 3 juillet pour tenter de contenir le feu, désormais étendu sur une surface de 490 kilomètres carrés. Douglas Tucker témoigne n’avoir jamais connu un incendie aussi agressif. Il semble avoir été déclenché par une ligne électrique qui serait tombée dans la forêt de Santa Fe, toute proche. Cette extraordinaire vigueur pourrait-elle trouver sa cause dans un sol contaminé par de multiples essais atomiques ? Environ 20 000 barils de déchets contaminés au plutonium (élément extrêmement radioactif et toxique, qui ne perd 99% de sa radioactivité qu’au bout de... 171 000) sont stockés dans les bâtiments du laboratoire. Charles Mc Millan, le directeur du laboratoire, affirme pourtant que la plupart de ces déchets sont faiblement radioactifs, et qu’ils sont conservés dans des endroits extrêmement sécurisés et capables de résister à de très fortes chaleurs : l’incendie ne représenterait aucune menace pour les installations, les stockages seraient sûrs, le risque majeur étant de voir les habitations des environs ravagées par l’incendie. Pourtant tous ne partagent pas cet avis : Joni Arends, le directeur exécutif de Concerned Citizens for Nuclear Safety, craint que la chaleur produite par l’incendie ne fasse éclater les containers, laissant échapper la radioactivité. John Witham, le porte parole du mouvement anti-nucléaire Nuclear Watch New Mexico, affirme que trois tonnes de plutonium hautement radioactif se trouvent dans le sous-sol de l’un des bâtiments du complexe. Selon l’ONG, les 20 000 barils seraient empilés à l’air libre ; d’autres seraient sous des tentes, et certains seraient enterrés. Le laboratoire contient également 3 tonnes de plutonium de qualité militaire, hautement radioactif, stockées dans des enceintes de béton et d’acier souterraines dans un des immeubles du centre du complexe scientifique. Situé sur une colline à 56 km au nord-ouest de Santa Fe, le laboratoire de Los Alamos couvre 93 km² et comprend environ 2000 bâtiments. L’EPA (agence de protection de l’environnement) avait envoyé le 29 juin un avion afin d’analyser la qualité de l’air, de façon a détecter une éventuelle radioactivité. Plusieurs capteurs ont été installés au sol pour surveiller les émanations. Selon la gouverneure du Nouveau-Mexique, Susana Martinez, la surveillance aérienne n’aurait détecté aucun niveau de radiation anormal. Le directeur du laboratoire de Los Alamos, Charles McMillan, a tenu à rassurer les dubitatifs : « le laboratoire de Los Alamos semble avoir échappé à de graves dommages que l’incendie aurait pu causer ». Alors que le directeur avait initialement annoncé la réouverture du laboratoire pour le mercredi 6 juillet 2011, le site internet de l’installation nucléaire affichait le 6 juillet 2011 un bandeau explicatif annonçant qu’en raison de « problèmes de sécurité », le laboratoire restait fermé. En 2000, un incendie avait déjà ravagé la région, et depuis des améliorations importantes avaient été mises en place, avec un centre de contrôle « ultra moderne » : camions de pompiers, nettoyage et entretien des arbres et de la végétation entourant les installations, couloirs anti-incendie… Manifestement, cet arsenal n’aura pas suffit.



http://groupes.sortirdunucleaire.org/Cooper

Cooper Fort Calhoun n’est pas la seule centrale à être menacée par le Missouri : la centrale nucléaire de Cooper, située à moins d’une centaine de kilomètres en aval de sa voisine, a elle aussi les pieds dans l’eau. JPEG - 522.9 ko Crédit : Cartoradiations Anticipant la crue, l’exploitant de la centrale a constitué des stocks de diesel, d’hydrogène et de dioxyde de carbone, afin de faire face à un éventuel problème d’approvisionnement. Il a aussi dressé des barrières contre l’eau, et sécurisé les générateurs électriques qui servent en cas d’arrêt du système électrique. Ici aussi, les autorités se veulent rassurantes : " cette centrale fonctionne en suivant les règles de sécurité", a ainsi déclaré le président de la NRC.



http://groupes.sortirdunucleaire.org/Fort-Calhoun

Fort Calhoun Fort Calhoun a été la première installation à donner l’alarme. Équipée d’un réacteur à eau pressurisée (c’est-à-dire du même modèle que les centrales françaises), elle a été mise en service en 1973 et atteindra donc 40 ans de service en 2013. Même à l’arrêt, comme c’est le cas depuis le 9 avril, le réacteur exige une alimentation permanente en eau sous pression afin de refroidir son cœur. Un défaut d’alimentation électrique des pompes du système de refroidissement produirait rapidement une surchauffe, puis une ébullition et de la vapeur et enfin la fusion du cœur du réacteur, tout comme à Fukushima. En 2006, l’installation est également devenu un site de stockage définitif des déchets radioactifs, et contient désormais l’équivalent de 25 années de consommation d’uranium. Depuis le début du mois de juin 2011, une crue exceptionnelle inonde la centrale de Fort Calhoun, qui se trouve encerclée par les eaux du Missouri. "C’est vraiment une crue historique", a déclaré Jody Farhat, le directeur de l’organisme de gestion de l’eau basée à Omaha. "C’est sans précédent dans notre histoire des enregistrements hydrologiques du bassin de la rivière Missouri." JPEG - 15.3 ko Photos : © Kent Sievers/The World-Herald Le réacteur était à l’arrêt depuis le mois d’avril pour renouveler son combustible nucléaire, mais cela n’a pas empêché un incendie de se déclarer le 7 juin : le système de refroidissement des 670 tonnes de combustibles usés entreposées dans une piscine du site a été interrompu et relayé par le générateur de secours. Des employés ont été évacués pendant plus de 3 heures. Le 8 juin, l’accident est classé au plus faible niveau (niveau 4) de l’échelle américaine des accidents nucléaires (et non pas de l’échelle INES). Selon les critères de cette échelle, il est question d’une « dégradation potentielle » du niveau de sécurité de la centrale, sans « rejet de radioactivité nécessitant une activité particulière ». Le 13 juin, la centrale rejette de l’eau (contaminée au tritium ?) dans le Missouri pendant une durée indéterminée, à un débit d’environ 400 litres par minute. Le dimanche 26 juin, une digue de protection de la centrale, en caoutchouc, cède et provoque l’encerclement par les eaux des bâtiments de confinement et des principaux équipements électriques de la centrale ; les autorités, rassurantes, affirment qu’elles suivent de près la situation et qu’il n’y a aucun danger. Elles en veulent pour preuve qu’elles « ont en place des systèmes robustes pour protéger la santé et la sécurité publiques » : des sacs de sables ! En effet, des sacs de sable et des monticules de terre ont été disposés autour des installations "sensibles" de Fort Calhoun. L’expert nucléaire indépendant Arnie Gundersen (cabinet Fairewinds Associates) a ironisé sur ce dispositif, en déclarant que « "sacs de sables et "centrale nucléaire" n’auraient jamais dû se retrouver dans la même phrase ». Bien que toutes les installations soient au niveau du sol, les officiels des villes voisines ne semblent pas préoccupés par la situation de Fort Calhoun : « la crue nous cause beaucoup de soucis, et la centrale en est le cadet », déclarait le maire de la ville voisine de Blair. L’élu évoque ainsi la station de retraitement des eaux usées, menacée par le Missouri, censée pomper chaque jour des milliers de litres chez les implantations industrielles locales. Crue à Fort Calhoun L’Omaha Public Power District, l’exploitant de la centrale, a indiqué que la centrale ne serait pas remise en fonction avant le recul des eaux. Son porte-parole a affirmé que la digue de caoutchouc longue de 600 mètres n’était pas essentielle à la protection de l’installation. Une affirmation difficile à croire, à moins qu’elle soit un aveu d’incompétence sur les mesures appropriées en pareille situation ? Il a toutefois ajouté qu’une équipe examinerait la paroi pour déterminer si cette dernière pouvait être colmatée. Le 29 juin, un rayon d’évacuation de 16 km (10 miles) est décrété autour de la centrale et la population vivant dans ce périmètre est évacuée. Le 30 juin, une pompe destinée à évacuer l’eau de la centrale s’enflamme, alors qu’un employé remplit un réservoir d’essence. Il réussit à maitriser l’incendie à l’aide d’un extincteur mais est brûlé aux bras et au visage. En fin de matinée, le niveau de l’eau atteint 8,83 m, en hausse de 0,5 m depuis la veille. Au 1er juillet, les perspectives sont très préoccupantes. Selon les autorités, en raison des chutes de neige exceptionnelles enregistrées durant l’hiver dans le massif des Rocheuses, dans le nord des États-Unis, la fonte des glaces devrait prolonger cette crue record jusqu’à la fin du mois d’août. La régulation du cours du Missouri par l’Army Corps of Engineers, en charge de la gestion des barrages fédéraux, devrait nécessiter le relâchement de grandes quantités d’eau à partir des six barrages situés en amont de la centrale de Fort Calhoun jusqu’à la fin de l’été. La crise était pourtant prévisible, puisque l’autorité de sûreté nucléaire américaine, la Nuclear Regulatory Commission (NRC), avait en 2010 mis en garde l’exploitant contre l’absence de « procédures adéquates pour protéger l’ensemble de la structure des inondations ». Le document indiquait également que la centrale n’était pas du tout préparée à un « scénario du pire » en matière d’inondation. Des endroits potentiellement perméables avaient été découverts, qui pouvaient entraîner une altération de l’approvisionnement en eau claire pour les systèmes de refroidissement. Depuis le début de l’année, des travaux étaient donc prévus à la centrale : l’exploitant espérait ce mois-ci une signature de l’autorisation de modernisation de la centrale contre le risque d’inondation. En outre, l’Army Corps of Engineers avait émis un avis de forte inondation imminente en mai 2011. Centrale nucléaire de Fort Calhoun L’une des principales inquiétudes actuelles concerne l’état de la piscine où est stocké le combustible usagé. En effet, en cas de submersion, ses eaux pourraient se mélanger à celles du Missouri. Le niveau de remplissage de la piscine de stockage a atteint son maximum, si bien que l’exploitant a dû se résoudre à placer 2 000 tonnes de combustibles dans des « Dry-Casks », blocs de béton « étanches », sur un terrain légèrement surélevé. D’autre part, les alluvions charriés par la crue sont susceptibles d’embourber la piscine, noyant alors les crayons de combustible usagé dans des tonnes de boue, en cas d’élévation du niveau des eaux. Ces limons pourraient également être responsables de l’obstruction des grilles et tubulures du condensateur qui pompe d’ordinaire les eaux claires du Missouri et assure l’approvisionnement du système de refroidissement. Enfin, le fioul et le gazole qui assurent l’alimentation des générateurs de secours sont stockés dans des cuves qui, même pleines et étanches, sont susceptibles d’être arrachées de leur socle par l’intensité du courant. Sans compter les défauts d’isolation qui pourraient être à l’origine de courts-circuits, le système de refroidissement de secours pourrait ainsi se retrouver privé d’alimentation électrique. D’après la Nuclear Regulatory Commission, l’eau contenue dans la piscine de stockage atteindrait l’ébullition après un délai de 83 heures sans refroidissement. Les associations environnementalistes américaines commencent à se mobiliser pour obtenir plus de transparence de la part du gouvernement Obama, qui jusqu’ici a joué la carte de l’omerta, en décrétant notamment une interdiction de survol de la zone. L’ONG Renewable Energy Accountability Project (REAP) a demandé la mise en place d’un pôle d’information permanent qui diffuserait l’information de façon régulière. Visiblement, les concepteurs de la centrale n’avaient pas envisagé que le Missouri puisse sortir de son lit. Le Missouri est un affluent du Mississipi qui se jette lui-même dans le Golfe du Mexique. Si des effluents radioactifs sont rejetés dans le Missouri, ils pourraient donc être dispersés bien au-delà des frontières du Nebraska.



http://groupes.sortirdunucleaire.org/La-serie-noire-des-installations

La série noire des installations nucléaires aux États-Unis Un dossier d'actualité du Réseau "Sortir du nucléaire" Depuis plusieurs semaines, la situation est catastrophique pour trois installations nucléaires états-uniennes, et cela ne semble pas aller vers une amélioration prochaine : les centrales de Fort Calhoun et Cooper, dans le Nebraska, sont encerclées par les eaux, et un feu ravage les forêts entourant la plus grosse installation nucléaire au monde de Los Alamos, où a été conçue puis testée la première bombe atomique. Un état des lieux grave qui n’est pas sans rappeler les évènements en Russie, l’été dernier, où des incendies avaient ravagé des milliers d’hectares de forêts contaminées par les catastrophes de Tchernobyl et Mayak. À l’origine de cette situation, la rivière Missouri, qui connaît actuellement une crue exceptionnelle en raison d’une fonte des neiges record dans les Montagnes Rocheuses, ainsi que des pluies très abondantes qui ont touché le Montana au printemps. L’incendie de Los Alamos proviendrait d’une ligne électrique tombée dans une forêt et qui aurait pris feu. Déjà 93 000 hectares sont partis en fumée autour du centre nucléaire, où sont stockés 20 000 barils de déchets radioactifs contaminés au plutonium et trois tonnes de plutonium de qualité militaire. Même si le feu semble avoir été maîtrisé et les discours officiels se veulent rassurants, on peut légitimement s’inquiéter quant aux conséquences réelles de ces incendies. Le mercredi 6 juillet, le laboratoire demeurait fermé et l’incendie brûlait toujours sur 490 km2. Sources : Los Angeles Times, Nuclear Watch of New Mexico, Reuters, AP, Radio Canada, ABC News, New York Times, CBS, KETV, RT, Ohama World Herald, LA Monitor, Cartoradiations, LANL.gov.



http://groupes.sortirdunucleaire.org/Allemagne-Le-dernier-reacteur-sera

Allemagne - Le dernier réacteur sera arrêté en 2022 !

Le 30 mai, le ministre de l’Environnement Norbert Röttgen a annoncé formellement que l’Allemagne – la 4e économie mondiale et la première d’Europe - sortira du nucléaire en 2022. Le gouvernement d’Angela Merkel annule donc la loi d’octobre 2010 qui repoussait la sortie jusqu’en 2036. Une semie-victoire pour le mouvement écologiste allemand, qui préconisait un délai de sortie beaucoup plus rapide et restera mobilisé.

Angela Merkel entre Klaus Toepfer et Matthias Kleiner, co-présidents de la commission d’éthique pour la fourniture d’énergie propre, le 30 mai 2011 à Berlin. (AFP/John MacDougall)



"La croissance, la création d’emplois, la prospérité économique"... sans nucléaire

La chancelière a déclaré : « Nous pensons pouvoir montrer aux pays qui décident d’abandonner l’énergie nucléaire – ou de ne pas commencer à l’utiliser – comment il est possible d’assurer la croissance, la création d’emplois et la prospérité économique tout en orientant la production d’énergie vers les énergies renouvelables ». La chancelière a ajouté « nous ne voulons pas seulement renoncer au nucléaire d’ici 2022, mais nous voulons également réduire nos émissions de CO2 de 40% et doubler la part des énergies renouvelables, de 17% aujourd’hui à 35% ».

Il est désormais prévu que les 17 réacteurs du pays seront arrêtés d’ici 2021, mais une année d’extension supplémentaire jusqu’en 2022 reste envisagée pour les 3 réacteurs les plus récents, pour parer à tout risque de pénurie électrique.

Tirer les leçons de "l’impuissance" de toute nation face à une catastrophe nucléaire

Cette décision est conforme aux conclusions du rapport de la « Commission d’éthique pour la fourniture d’énergie propre » constituée par Mme Merkel au lendemain de Fukushima. Constituée de 17 membres, elle est co-présidée par Klaus Toepfer, ancien directeur du PNUE (Programme des Nations-Unies pour l’Environnement), et par Matthias Kleiner, directeur de la Fondation Allemande pour la Recherche. Kleiner déclarait le 30 mai : « Fukushima a été une expérience dramatique, où l’on voit que même une nation de haute technologie ne peut faire face à une telle catastrophe. » Il ajoutait que « l’énergie nucléaire est une technologie trop lourde de risques pour que nous puissions l’imposer à nous-mêmes et à nos enfants ». Angela Merkel, titulaire d’un doctorat en physique, a déclaré que «  l’impuissance » du Japon face au désastre de Fukushima l’avait amenée à reconsidérer les risques de cette technologie.

Si en France, cette décision a été décriée comme « téméraire » et « irréfléchie » par le chœur des nucléocrates, il n’en va pas de même en Allemagne. Le mouvement antinucléaire allemand y voit une décision encore bien trop complaisante vis-à-vis des grands électriciens. Une grande partie des militants réclamait une fermeture immédiate de l’ensemble du parc. Greenpeace Allemagne plaidait pour une sortie d’ici 2015, tandis que l’Agence Fédérale de l’Environnement elle-même indiquait qu’une sortie d’ici 2017 aurait été tout à fait possible, sans impacts notables sur les prix de l’énergie et le climat, et sans plonger l’Allemagne dans le noir.

Dans l’immédiat, 8 réacteurs sont immédiatement fermés

7 réacteurs, arrêtés temporairement en vertu d’un moratoire décidé le 14 mars, resteront fermés définitivement, ainsi que le réacteur de Krümmel arrêté depuis 2009 après divers incidents dont un incendie dans un transformateur. Ces 8 réacteurs arrêtés retranchent 8,3 GW de capacité nucléaire, soit 40% environ des 20,5 GW de puissance nucléaire installée, qui représentent eux-mêmes 20,2% de la capacité de production électrique totale (101,7 GW toutes énergies confondues) de l’Allemagne en 2011. Les électriciens E.On, Vattenfall et RWE envisagent d’attaquer l’État allemand en justice pour le manque à gagner que ces fermetures anticipées représenteront.

Malgré l’arrêt de ces 8 réacteurs, le pays - exportateur net d’électricité vers la France depuis 2004 - reste autosuffisant selon la DENA (Deutsche Energie Agentur), l’agence allemande de l’énergie. La DENA a également indiqué que la capacité de production d’énergie renouvelable du pays avait atteint ce printemps un pic de 28 GW (soit autant que 28 réacteurs nucléaires de 1000 MW de puissance).

Dès le 14 mars, un moratoire...

Trois jours après le déclenchement de la catastrophe de Fukushima, le 14 mars 2011, la chancelière Angela Merkel avait annoncé un moratoire de trois mois sur la prolongation de la durée de fonctionnement des 17 réacteurs nucléaires allemands, décidée à l’automne 2010. Ce même jour, plus de 100 000 personnes avaient participé à des rassemblements anti-nucléaires en Allemagne, dans plus de 450 villes.

7 réacteurs entrés en service avant 1980 avaient alors été arrêtés, puisque du fait même du moratoire ils n’avaient plus l’autorisation de continuer à fonctionner. La sûreté de ces réacteurs devait faire l’objet d’une inspection immédiate, à la lumière de la perte totale de contrôle de la centrale japonaise. Aucun accord n’ayant pu être trouvé avec les opérateurs électriques, le moratoire a fait l’objet d’un décret.

Le moratoire a été décidé à peine quatre mois et demi après l’adoption par les députés d’une loi repoussant la fermeture des centrales nucléaires de 12 ans en moyenne (de 8 ans à 14 ans selon les cas), qui reportait donc l’horizon de la sortie du nucléaire à 2036, au lieu de 2022.

La sortie en 2022, c’est "retour vers le futur"...

2022 : c’était déjà l’échéance du plan de sortie du nucléaire que le chancelier Gehrard Schröder et son gouvernement « rouge-vert » (1998-2005) de coalition entre le SPD et Die Grünen (Les Verts allemands) avaient décidé en 2000 et fait passer dans la loi en 2002.

Mais, conformément au programme électoral de 2009 de sa coalition CDU-CSU-FDP, Angela Merkel avait décidé à l’automne 2010 de prolonger la durée d’exploitation des centrales du pays de 12 ans en moyenne (8 ans pour les plus anciennes, 14 pour les plus récentes), ce qui repoussait la fin de l’énergie atomique en Allemagne à 2036.

Avec cette de sortie réactualisée, l’Allemagne ne fait donc que revenir à la décision initiale… Si on peut se réjouir de la fermeture de la parenthèse ouverte par Merkel, on peut en revanche déplorer que les autorités allemandes n’aient pas tiré toutes les leçons de la catastrophe de Fukushima pour opter pour un plan de sortie du nucléaire plus ambitieux, dans un délai plus court. La sortie en 2022 demeure une solution de compromis.

La sortie du nucléaire en Allemagne n’a rien d’une folie

Il y a quelques jours, Eric Besson, ministre de l’Industrie et de l’Énergie, a écrit fort contrarié au Commissaire Européen à l’Énergie pour lui demander d’organiser une réunion de concertation avec les différents ministres européens au sujet de la décision allemande de sortir du nucléaire. Nos dirigeants, auxquels une grande partie de la presse emboîte le pas, fustigent ainsi une réaction "émotionnelle", un "manque de sang-froid"...

En réalité, la décision d’Angela Merkel n’a absolument rien de téméraire. Loin de sortir du chapeau, elle se situe finalement dans la continuité de la loi de sortie du nucléaire adoptée par le gouvernement Schröder il y a près de dix ans, et dont la suspension l’an dernier par la coalition des libéraux et conservateurs allemands n’aura finalement été qu’une brève parenthèse. La dynamique pour atteindre cette sortie est en place depuis bien longtemps, avec des lois de soutien aux énergies renouvelables qui ont déjà permis de créer 370 000 emplois. Celles-ci représentent déjà 17 % de la consommation d’électricité allemande, et cette part pourrait même atteindre 47 % d’ici 2020, selon l’Agence allemande des Energies Renouvelables.

Soulignons également que le choix de 2022 comme date butoir résulte d’un compromis politique et n’a rien d’extravagant. L’immense majorité des antinucléaires allemands plaide pour une sortie plus rapide, voire immédiate. L’Agence Fédérale de l’Environnement elle-même a produit ce printemps une étude démontrant qu’une sortie vers 2017 aurait été tout à fait possible, sans mettre au tapis la puissance industrielle de l’Allemagne et sans effet négatif notable sur le prix de l’électricité.

"Et l’explosion des émissions de gaz à effet de serre ?". L’argument serait pertinent s’il n’émanait pas exclusivement du choeur des pollueurs français, ceux-là mêmes qui n’invoquent le climat qu’en ces occasions et refusent par ailleurs que la France se dote d’objectifs de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre plus ambitieux. Or, même le projet de sortie en 2017 ne prévoit pas de nouvelle centrale au charbon. D’ailleurs, on ne trouvera pas les charbonniers dans les rangs des partisans de la sortie du nucléaire allemande... mais bien les plus éminents défenseurs du climat, tel le réseau "Klima-Allianz" ou l’Institut de Recherche sur le Climat de Potsdam. Pour tous les partisans de la sortie du nucléaire, la transition énergétique n’est pensable qu’en excluant les énergies sales, quelles qu’elles soient.

Le mécontentement de la France cache un aveu d’impuissance

Les réactions de nos gouvernants ne trahissent pas seulement leur méconnaissance du système énergétique allemand ; on peut y lire aussi de véritables cris de panique. Panique face au désaccord dans le couple franco-allemand, peur d’être isolé en Europe... mais aussi aveu d’impuissance criant quant à la vulnérabilité de notre propre système énergétique.

Contrairement à ce que prétend la majorité présidentielle, l’Allemagne ne va pas importer plus : exportatrice nette d’électricité, elle n’a pas besoin du courant français. En revanche, et tous en sont conscients, elle va probablement vendre beaucoup moins. Et c’est là que le bât blesse : en dépit de son parc nucléaire surdimensionné, la France doit bien avouer qu’elle n’est pas autosuffisante et que son illusoire "indépendance énergétique" n’est plus garantie. (Rappelons le caractère mensonger de cette prétendue "indépendance" : 100% de l’uranium utilisé dans les centrales françaises est importé, la technologie de nos réacteurs est sous licence de l’américain Westinghouse, Areva ne possède et ne maîtrise pas la technologie de centrifugation mise en oeuvre dans sa nouvelle usine d’enrichissement de Georges Besse 2, etc.)

Où la France ira-t-elle acheter les kWh qui lui manquent quand, comme cet été, la sécheresse empêche le fonctionnement de plusieurs centrales ? Et surtout, comment fera-t-elle quand il faudra faire face au désormais traditionnel pic de consommation hivernal, qui devient plus aigus chaque année ?

Ce n’est certainement pas la faute de l’Allemagne si la France est un colosse aux pieds d’argile, qui a opéré des choix énergétiques irrationnels. Si, sous la pression d’EDF et consorts, le chauffage électrique, qui consomme chaque année la production de 10 réacteurs, a été développé tous azimuts. Si les performances énergétiques de nos bâtiments stagnent à un niveau si médiocre qu’il horrifie nos voisins européens. Et surtout, si la France s’est dotée de ce parc nucléaire aussi dangereux qu’incapable de répondre aux pointes de consommation.

Au lieu d’incriminer l’Allemagne, la France ferait donc bien mieux de faire preuve d’humilité et d’engager au plus vite une transition énergétique vers un futur sans nucléaire, sobre et renouvelable.



http://groupes.sortirdunucleaire.org/Referendum-en-Italie-94-des

Référendum en Italie - 94% des votants rejettent la relance du nucléaire

Le 13 juin 2011, 25 millions d’Italiens (94% des votants) ont dit "non" à la relance du nucléaire, voulue par Silvio Berlusconi. Ce vote souverain marque un adieu sans doute définitif à l’atome dans la Péninsule.

Abrogation des articles 1 et 8 de l’article 5 du décret numéro 34 du 31 mars 2011, promulgué (avec amendements) dans la loi n°75 le 26 mai 2011 : abrogation partielle de la réglementation. La question porte sur l’abrogation de la nouvelle réglementation autorisant la production d’énergie nucléaire sur le territoire.

À cette question, le 13 juin 2011, plus de 25 millions d’Italiens ont répondu "oui", abrogeant ainsi les dispositions législatives qui devait permettre la relance du nucléaire voulue par Silvio Berlusconi.

Une majorité écrasante contre le nucléaire

Une écrasante majorité (94,05 % des votants, avec un taux de participation de 57,01%) a rejeté par référendum la relance du nucléaire en Italie, voulue par Silvio Berlusconi.

Plus de la moitié des 50,4 millions d’Italiens appelés aux urnes ont participé aux 4 référendums qui avaient lieu les 12 et 13 juin, dont celui sur le nucléaire. Le gouvernement du Cavaliere aura pourtant tout fait pour détourner les Italiens des urnes.

Un succès historique...

Depuis 1995, c’est le premier référendum d’initiative populaire (dispositif prévu par l’article 75 de la constitution italienne) qui atteint le quorum nécessaire pour que son résultat ait valeur légale (participation minimale : 50% du corps électoral + 1 voix) . Lors des 24 précédents référendums, la participation avait été systématiquement insuffisante. C’est donc une gifle magistrale que le peuple italien a infligé à Berlusconi.

La décision de ce référendum a une valeur légalement contraignante pendant 5 années. Une période pendant laquelle il sera donc impossible à quelque gouvernement que ce soit de tenter de revenir sur ce refus quasi unanime du nucléaire.

D’un point de vue politique, il est clair que, venant confirmer le référendum de novembre 1987 par lequel les Italiens avaient décidé de sortir du nucléaire suite à Tchernobyl, ce nouveau refus franc et massif marque un adieu sans doute définitif à l’atome dans la Péninsule.

... malgré les manoeuvres du gouvernement Berlusconi

C’est le parti centriste Italia dei Valori (dont le dirigeant Antonio Di Pietro est un antinucléaire déclaré) qui avait impulsé en avril 2010 la campagne visant à obtenir ce référendum, et a réussi à rassembler les 500 000 signatures d’électeurs italiens nécessaires pour que la demande de référendum puisse être prise en considération. Le 13 janvier 2011, la Cour constitutionnelle avait autorisé la tenue d’un référendum sur l’abrogation des dispositions législatives autorisant la construction de nouvelles centrales.

À la suite du déclenchement de la catastrophe de Fukushima le 11 mars 2011, le gouvernement de M. Berlusconi avait décidé en avril de geler son programme de réintroduction du nucléaire lancé en 2008, en annonçant "l’abrogation des normes concernant le programme de localisation, de réalisation et d’activité sur le territoire national de centrales nucléaires".

Le ministre du Développement économique Paolo Romani avait déclaré alors que le moratoire devait permettre à l’Italie de prendre des décisions "sereines et informées" sur son programme nucléaire, qui ne soient pas "influencées par les émotions du moment".

Le 24 mai 2011, un décret fourre-tout (dit "décret omnibus"), qui incluait ce moratoire, a été adopté par le Parlement italien au travers d’un vote de confiance par 313 voix contre 291.

Ce moratoire d’ "au moins un an" avait pour objectif politique de permettre d’annuler le référendum en le vidant de sa raison d’être, de peur qu’il n’empêche de manière définitive le retour de l’Italie à l’atome.

Le gouvernement avait déposé une requête auprès de la Cour de Cassation pour faire annuler le référendum au motif que le moratoire décrété vidait celui-ci de sa raison d’être. La Cour de Cassation avait rejeté cette requête. Pour le Comité "Vote oui pour arrêter le nucléaire", constitué de plus de 80 associations, "La Cour de Cassation a censuré l’arrogance du gouvernement et a remis dans les mains des citoyens le droit de décider sur le nucléaire".

Le gouvernement Berlusconi a alors intenté un recours devant la Cour constitutionnelle pour faire annuler le référendum. Le 7 juin, la Cour a rejeté ce recours. La tenue du référendum était alors certaine.

Conséquence du moratoire, le référendum ne portait plus sur la suppression du programme nucléaire, mais sur un article de la loi qui y mettait fin sans exclure l’atome de la future stratégie énergétique. Cette interprétation juridique des promoteurs du référendum, contre laquelle le gouvernement avait déposé son recours, a été validée par la Cour de Cassation et la Cour constitutionnelle.

Adieu au nucléaire !

Projet phare du second mandat de Silvio Berlusconi, la construction de nouveaux réacteurs aurait du débuter en 2014 pour une mise en service en 2020. L’objectif était d’atteindre 25 % de production d’électricité à partir de l’atome en 2030. Le référendum a été lancé à l’initiative de l’opposition.

Avant même la clôture du scrutin, Silvio Berlusconi a reconnu que "le peuple italien [était] probablement en train de décider de dire adieu aux centrales nucléaires". Une fois le scrutin clos au soir du 13 juin, Berlusconi a déclaré à regret : "Nous devrons dire adieu à l’option des centrales nucléaires et nous engager fortement dans les énergies renouvelables".

Le ministre du Développement économique, Paolo Romani (qui s’était déclaré "pro-nucléaire convaincu" en avril) a assuré que désormais, "la part réservée aux renouvelables sera beaucoup plus importante".

L’abandon de la relance du programme électronucléaire italien a un impact sur l’industrie française. EDF était en effet associée avec l’électricien italien Enel pour construire quatre réacteurs EPR dans la Péninsule.

En novembre 1987, les Italiens avaient décidé par référendum de sortir du nucléaire, un peu plus d’un an après le début de la catastrophe de Tchernobyl. Dans les trois ans qui avaient suivi, les quatre centrales italiennes avaient été arrêtées ; un moratoire avait été voté sur la construction de nouvelles centrales, d’abord pour la période 1987-1993 ; ensuite après. En 2008, un retour au nucléaire avait été programmé, avec mise en service d’un EPR en 2018. Un accord cadre fixant les règles de coopération entre la France et l’Italie avait été signé en février 2010. A terme, la construction de huit à dix centrales était prévue.



http://groupes.sortirdunucleaire.org/France-La-region-Auvergne-demande

Le 19 avril 2011, le Conseil général d’Auvergne a adopté à la majorité une motion demandant au gouvernement "de décider au plus vite de sortir de la dépendance au nucléaire".



17 élus PS (et donc le Président de région lui-même) et les 3 élus du parti de gauche ont adopté le voeu. Le PC n'a pas pris part au vote, l'UMP s'est abstenu. Il n'y a eu qu'un vote contre, de la part d'un élu du groupe Socialiste et Républicain.


Conseil régional d’Auvergne

Session du 19 avril 2011



Vœu sur la politique énergétique de la France


déposé par le groupe Europe Ecologie Les Verts




De jour en jour, le monde prend conscience de la gravité de la succession d’accidents survenus depuis mars dernier à la centrale de Fukushima Daïchi, dont les rejets radioactifs pourraient être de même ampleur que l’accident de Tchernobyl.


Devant cette triste actualité et considérant :


- que les accidents nucléaires sont largement imprévisibles et qu’ils font peser des menaces insoutenables pour le territoire environnant et pour l’homme, pour des décennies


- que les risques sont globalement mal ou sous-estimés, notamment les risques croisés (séisme et tsunami au Japon en 2011 ; tempête et grande marée en France en 1999)


- que les accidents et leurs conséquences sont très mal gérés par les autorités locales qui doivent faire face à la fois à l’urgence d’aider les victimes, maîtriser l’accident nucléaire, évacuer les zones peuplées, informer correctement les populations, etc., et par les exploitants (la fusion même partielle d’un réacteur n’est pas maîtrisable, sauf à sacrifier la vie des « liquidateurs »). Et ce quels que soient le pays, la technologie et les normes en vigueur. Dans ces situations, les choix semblent ne plus appartenir au peuple, ni même aux élus qui le représentent


- que la sécurité se relâche toujours devant des impératifs financiers, que ce soit par le prolongement inconsidéré de la durée d’exploitation des centrales ou par le recours généralisé à des sous-traitants pour des opérations d’entretien (ces « soutiers » du nucléaire sont notablement moins préparés et moins suivis que les salariés des exploitants eux-mêmes)


- que les effets sont à long terme, les dépenses également. A Tchernobyl, pour doubler le sarcophage de béton, déjà usé, plusieurs milliards d’€ sont nécessaires. Maîtriser Fukushima sera ruineux pour le Japon. Autant de dépenses qui reposeront sur les contribuables : en effet, la convention de Paris - Régime international de responsabilité nucléaire, plafonne les dédommagements dus par un exploitant à 700 millions d’€


- qu'il faut ajouter ces dépenses aux coûts de démantèlement et de gestion des déchets (estimés en France par la Cour des comptes à respectivement 65Mds€ et 58Mds€, base 2004), pour estimer le coût global du nucléaire et évaluer sa compétitivité


- que le nucléaire ne répond pas au défi climatique : le nucléaire ne représente que 6% de l’énergie produite dans le monde. En France, où 75% de l’électricité produite et 23% de l’énergie totale consommée est d’origine nucléaire, le gain en termes de CO² n’est « que » de 15%


- que même s’il allège la facture pétrolière, le nucléaire n’assure pas l’indépendance énergétique de la France. Ce minerai est importé à 100%, en particulier du Niger, où son extraction par Areva est source de tensions insoutenables (expatriés pris en otages, population locale soumise à une forte contamination radioactive, etc.)


- que toutes les ressources énergétiques étant rares, il est urgent et impératif d’investir dans la sobriété énergétique, dans l’efficacité énergétique et dans les énergies renouvelables (par définition les seules à offrir des perspectives pour plusieurs siècles)


- que la maîtrise collective de la production, de la distribution et de la consommation d'énergie suppose la constitution d'un pôle public et citoyen des énergies


- considérant enfin, que l’Auvergne, région non nucléarisée, s’est engagée dans une politique énergétique volontariste (Plan Climat Energie) et est soucieuse d’inventer avec "Auvergne Nouveau Monde" un modèle radicalement nouveau pour le développement et l’emploi régional



le Conseil régional d’Auvergne réuni en Session plénière le 19 avril 2011, demande au gouvernement :


- de décider au plus vite de sortir de la dépendance au nucléaire


- de ne pas renouveler les autorisations d’exploiter des centrales âgées de plus de 35 ans


- de faire vérifier scrupuleusement, notamment par des autorités indépendantes, la sécurité de l’ensemble du parc thermonucléaire, notamment vis-à-vis des risques croisés


- d’imposer à EDF de ne recourir à la sous-traitance pour les activités liées à la maintenance, la sûreté et au démantèlement qu’en cas de nécessité absolue.


- d’engager la transition de l’économie et de la société françaises vers la sobriété, l’efficacité et les énergies renouvelables en finançant en particulier la recherche pour tous les usages des ressources énergétiques (transport, logement, alimentation…), et d’associer tous les Français à la réflexion à travers un grand débat national argumenté sur les enjeux énergétiques





http://groupes.sortirdunucleaire.org/France-La-ville-de-Strasbourg

Le 15 avril 2011, la Ville de Strasbourg a adopté une motion intitulée "Arrêtons Fessenheim". On ne saurait mieux dire !

Arrêtons Fessenheim

Il y a 40 ans, le gouvernement Français décidait de développer massivement le nucléaire civil. Depuis lors, l’industrie du nucléaire a prospéré en ne prenant pas suffisamment en compte la question du retraitement des déchets et l’avenir des installations.

La plus vieille centrale nucléaire française encore en activité a été construite à Fessenheim en 1970. Ses installations sont vraisemblablement frappées d’obsolescence comme de nombreux dysfonctionnements le laissent penser (avec une fréquence quatre fois supérieure à celle du reste du parc français). A cela s’ajoute le fait que pour l’ensemble des spécialistes, les standards de sécurité de l’époque sont aujourd’hui dépassés.

La catastrophe survenue à Fukushima, centrale construite la même année que Fessenheim, nous interpelle à plusieurs titres :

* Le déroulement des événements au Japon montre qu’un haut niveau de maitrise scientifique et technique n’est pas un gage suffisant de sécurité en matière de gestion nucléaire. Or l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) et l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) ont mis cette année en lumière de nouveaux dysfonctionnements impactant la sécurité des installations.

* La centrale de Fukushima devait être fermée pour respecter le délai d’usure matérielle estimé à 30 ans. A la demande de l’opérateur Tepco, les autorités ont accordé un délai d’exploitation supplémentaire de dix ans. Certes des missions d’évaluation sont en cours, mais quelles qu’en soient les conclusions et plutôt que de décaler le problème en prolongeant l’exploitation de 10 ans, nous proposons d’anticiper la conversion nécessaire et inévitable du site de Fessenheim.

La sûreté nucléaire ne s’arrête pas à nos frontières : c’est avec toutes les collectivités alsaciennes et avec nos voisins suisses et allemands que cette question doit être traitée et débattue.

En conséquence, le Conseil de la Communauté urbaine de Strasbourg réuni le 15 avril 2011 demande aux autorités compétentes :

* L’arrêt de la centrale de Fessenheim.

* Sa reconversion en site pilote de recherche-développement qui permettra de mettre en oeuvre des savoir-faire et des technologies pionniers, générateurs d’emplois et nécessaires au démantèlement des centrales nucléaires en fin de vie.

* La mise en place et le développement d’un plan de réduction de la consommation d’énergie dans tous les secteurs.



http://groupes.sortirdunucleaire.org/spip.php?page=japon-affichage-actions

Samedi 11 juin 2011 – 3 mois de Fukushima

Opération carton rouge pour le nucléaire

> Pétitions et visuels pour vos actions

> Inscrivez votre action

11 juin 2011 : 37 rassemblements

Alsace Plus d'infoSamedi 11 juin 2011 - Strasbourg : 3 mois de Fukushima Carton rouge pour le nucléaire De 11h à 11h30 : Terrasse du Palais des Rohans à Strasbourg (67).

Rassemblement pour dire ensemble "Tchernobyl, Fukushima, plus jamais ça!"

Nous ne voulons plus du nucléaire qui fait peser des risques insensés sur les populations du monde entier. Il est grand temps de sortir du nucléaire !

Venez nombreux, avec si possible un sifflet pour siffler ensemble le (lobby) nucléaire. Toutes les références visuelles au Japon sont bien sûr aussi les bienvenues.

Contact : Rémi Verdet - Stop Transports-Halte au Nucléaire stthn (a) free.fr

Aquitaine Plus d'infosamedi 11 juin - Agen : carton rouge pour le nucléaire, stand d'information 9h-12h : Place des laitiers, prés du marché bio

suivant les contacts reçus cette action/information est susceptible d'évoluer

Contact : Monique Guittenit - VSDNG- STOP GOLFECH moniqueguittenit47 (a) orange.fr Tel : 05 53 95 02 92 Plus d'info11 juin 2011 - Bordeaux : Tchernoblaye : Rassemblement devant EDF à Bordeaux 10h30 : Place Gambetta

2) Samedi 11 juin - 10h30 place Gambetta (Bordeaux) : Rassemblement devant l'agence EDF pour exiger la

fermeture de la centrale nucléaire du Blayais à l'occasion : - des 3 mois de la catastrophe de Fukushima (journée internationale d'action lancée par les antinucléaires japonais) - des 30 ans de la centrale nucléaire du Blayais (date exacte : le lendemain 12 juin)

Contact : Borealis - Tchernoblaye patounette_16 (a) hotmail.fr Plus d'info11 juin - Bourdeilles : "foot kushima" a partir de 19h : Terrain de foot de Bourdeilles

Le FCA (football club antinucléaire) Bourdeilles organise un match convivial . Tous les joueurs sont les bienvenus. Cherche arbitre impartial du CEA Suivi d'une auberge espagnol...

auberge espagnol

Contact : Francis ccilegom (a) hotmail.fr

Auvergne Plus d'info11 juin - Aurillac : Opérations carton rouge après-midi et soirée : place du square, devant la bohème galante

Après-midi: stand d'information au public Soirée: sortie commune avec le FAN: éteindre les enseignes lumineuses de la ville.

Contact : Grange Amélie - Sortir du nucléaire Cantal sortirnucleaire15 (a) laposte.net Tel : 0471438459 Plus d'infole 11 juin 2011 - ISSOIRE : Opération carton rouge pour le nucléaire de 10 heures 30 à 12 heures : Sur le marché d'Issoire

Distribution de brochures "Changeons d'ère, sortons du nucléaire" et cartes de France "Nucléaire : Danger permanent".

Contact : Brunetti Jacqueline - Comité NPA de la Région d'Issoire brunetti.jacqueline (a) orange.fr Tel : 0471760965 Plus d'info11/03/2011 - Montluçon : Inauguration de la place Notre Dame de Fukushima 10h : Place Notre Dame, 03100 MONTLUCON

Pour le triste anniversaire des 3 mois de l'accident nucléaire de Fukushima, le collectif "sortir du nucléaire" de Montluçon organise l'inauguration de la place Notre Dame de Fukushima (Place Notre Dame). Venez nombreux participer à l'évènement ! Pour ceux qui peuvent : prenez une écharpe unie à mettre en bandoulière.

Contact : FABRE Vincent - EELV vincent.fabre (a) ebullition-web.com Tel : 0601845013

Basse-Normandie Plus d'info11 juin 2011 - Lisieux : Rassemblement de la coordination anti nucléaire pays d'auge 10 heures : place Mitterand

Rassemblement en centre ville et tractage

Contact : Christian Jardin - Coordination anti nucléaire pays d'auge canpa14 (a) googlegroups.com Tel : 0631756378

Bretagne Plus d'infosamedi 11 juin 2011 - Saint Malo : Expo/rassemblement de 12H à 15H : porte St Vincent, jardin des Douves

Rassemblement autour d'une expo sur les déchets nucléaires, dyings, diffusion de tracts et brochures

Contact : Dupont Gilles - Collectif "Sortir du nucléaire - Pays de Saint Malo" sdnpaysdestmalo (a) gmail.com Plus d'infosamedi 11 juin - LANNION : Carton Rouge pour le Nucléaire 11h00 : Rendez-vous devant la mairie.

Rassemblement - Table de presse. - Grand panneau de l'autocollant "nucléaire non merci" en japonais. Chaque participant aura un carton rouge format A4 et le lèvera pour la photo de la presse. Ensuite chacun y inscrira un message. Les cartons seront accrochés à une grille près de la mairie.

Contact : Laurent LINTANF - Sortir du Nucléaire - Trégor sdn-tregor (a) laposte.net Tel : 02-96-44-98-36 Plus d'info11 Juin 2011 - Rennes : Appel du 11 Juin - Rassemblement citoyen contre le nucléaire 14h : Place de la Mairie

Rassemblement et stand d'information.

Action 'Die In' à 14h30 avec votre concours!

Nous porterons du rouge et du blanc en solidarité avec le Japon.

Nous demandons la vérité sur Fukushima, et l'arrêt du nucléaire.

Préparez vos slogans et vos banderoles!

Contact mail Tiphaine Maudet: mary.furlo@live.fr

Contact : Tiphaine Maudet / Vincent Aubry - Sortir du nucléaire pays de rennes paysderennes (a) sortirdunucleaire.fr Tel : 06 64 90 35 71 Plus d'infosamedi 11 juin - Dinan : Rassemblement 14h30- 17h00 : Place Duclos

rassemblement, stand avec infos

Contact : LUCAS Martine - Europe Ecologie les verts martine.lucas.emel (a) wanadoo.fr Tel : 0627946448

Centre Plus d'info11 juin 2011 - Belleville sur Loire : Appel pour une journée d'action internationale le 11 juin, afin de mettre un terme à l’ère nucléaire 18 h / 20 h : Devant la centrale atomique de Belleville ! rassemblement sur le parking central

Rassemblement , défilé, ... en cours !

Contact : Lucien PETIT - CSBSD petit.lucien (a) wanadoo.fr Tel : 06 83 67 17 69

Champagne-Ardenne Plus d'infoSamedi 11 Juin - CHAUMONT : CARTON ROUGE au nucléaire, ses dangers, ses déchets-poisons : STOP ! 11H-12H : Place de la Mairie

Opération en solidarité au peuple japonais trahi par gouvernants, autorité de sûreté nucléaire, exploitant nucléaire : mensonges, contaminations... Rassemblement devant la mairie (maire-ministre CHATEL) et sensibilisation du public sur le marché.

Se munir d'une feuille rouge, cartonnée, format A4 (format 'normal')

Contact : THIEBLEMONT Franck - CEDRA / Collectif Stop déchets nucléaires cedra.org (a) orange.fr Tel : 03 25 04 91 41 / 06 66 959 777

Franche-Comté Plus d'info11 juin 2011 - Lons-le-Saunier : Rassemblement et stand d'information 14 h 30 : Place de la Liberté

Contact : W. Billig - Collectif pour un Avenir sans Nucléaire - lédonien can-ledonien (a) gmail.com

Haute-Normandie Plus d'info11 juin 2011 - Dieppe : Carton rouge pour le nucléaire 9 h - 13 h : trois moments pour agir au plus près des centrales de Paluel et Penly pour réaffirmer notre refus du nucléaire et un non ferme au projet EPR

9 h opération carton rouge Rond-point des Candiens pour sensibiliser le plus grand nombre 3 mois après le début de la catastrophe de Fukushima.

10 h présence sur le marché de Dieppe place du Puit Salé pour inviter le plus grand nombre à prendre conscience des risques nucléaires et exprimer sa solidarité avec le peuple japonais.

11 h vernissage de l'exposition de photographie sur Tchernobyl de Jolanta Avril à la Coop d'Albatre, 2 rue du Coeur couronné, Dieppe.

Contact : Françoise Kobylarz - Groupe anti-nuc Dieppe, Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs antinuc.dieppe (a) gmail.com Tel : 06 72 77 51 81

Ile-de-France Plus d'infoSamedi 11 juin 2011 - Paris : Tchernobyl, Fukushima, plus jamais ça! 14h30 - 18h : Place de la République - métro République

Manifestation à 14h30, de République jusqu'au parvis de l'Hôtel de Ville. Prise de parole en fin de manif et concert à partir de 16h00.

Programme de la journée : http://www.sortirdunucleaire75.org/

Contact : Audrey Lamarque, Julia Mouzon - Sortir du nucléaire Paris sortirdunucleaire75 (a) gmail.com

Languedoc-Roussillon Plus d'info11 juin - Montpellier : Soutien aux antinucléaires japonais et pour une sortie du nucléaire en France 15 h : Place de la Comédie

Rassemblement, défilé, tractage

Dans un souci d'unité, pas plus d'un drapeau par organisation (asso., partis, syndicats ...), mais les pancartes d'expression individuelle sont fortement encouragées, ainsi que les masques blancs ou antinucléaires (envoyé sur demande par mail, à fabriquer soi-même) !

Contact : Didier Latorre - SDN 34 didier.latorre (a) free.fr Tel : 04 67 54 32 05

Lorraine Plus d'info11 juin 2011 - Nancy : Carton rouge pour le nucleaire 14h : Place Maginot

Signature de la pétition RSN Table anti-nucléaire

action proposée au groupe CACENDR notamment (en attente de réponse)

Contact : NPA comité Nancy 54 sud comitenancynord (a) gmail.com Plus d'info11 juin 2011 - METZ : Carton rouge pour le nucléaire 15H : centre ville, rassemblement rue Serpenoise, colonne de Merten.

Venez avec vos slogans , vos pancartes, et le... CARTON ROUGE

Voir l'appel original : http://nonukes.jp/wordpress/?page_id=171

Contact : Burger André - Collectif Gd Est Stop déchets nucléaires burger.a-mt (a) wanadoo.fr Tel : 03 82 86 27 41

Midi-Pyrénées Plus d'infosamedi 11 juin 2011 - Montauban : Rassemblement "carton rouge au nucléaire" 10h30-12h30 : Rond point du Moustier et du marché

Rassemblement et distribution de tracts et signature pétition.

Contact : Philippe - SDN 82 et collectif philippe.debaigt (a) wanadoo.fr Tel : 0563633962 Plus d'infosamedi 11 et lundi 13 juin - Saint-Affrique-Millau et (Internet) : Emission radio Fukushima et Sortie sans pénurie Horaires ci-dessous

Emission sur Radio Saint Affrique et sur Radio Larzac: - tour d'horizon et actualité sur la catastrophe de Fukushima - point sur le nucléaire civil en France et en Europe - sortie du nucléaire en France et transition énergétique Radio St Aff: samedi 11 juin de 9 à 10h et lundi 13 (horaire à préciser) Radio Larzac: samedi 11, de 11 à 12h (puis téléchargeable)

Possibilité d'écouter ces émissions en direct via Internet (voir adresse des sites plus bas)

http://www.radiosaintaffrique.com/

http://www.radiosaintaffrique.com/ radio Saint Aff: 05 65 49 29 94

http://www.radiolarzac.org/ 05 65 58 73 39

Contact : Lionel - Collectif sortir du nucléaire sud Aveyron collectif.sortirdunucleaire (a) laposte.net Plus d'infosamedi 11 juin - TOULOUSE : FUKUSHIMA, TCHERNOBYL toujours des morts, quand va-t-on en sortir ?? 10 h : Place du Capitole (devant le local d'EDF)

Distribution de tracts. Rencontre / discussion avec les Toulousains ; dessins à la craie sur le sol des morts du nucléaire.

Contact : Daniel ROUSSEE - UCJS 31, CANT Daniel.roussee (a) wanadoo.fr Tel : 06.61.97.83.28

Nord-Pas-de-Calais Plus d'info11/06/2011 - Lille : Opération Carton Rouge pour le nucléaire à Lille 10h30 - 12h30 : Place Sébastopol

Opération Carton Rouge sur le marché de Sébastopol

Contact : Mireille Havez - Collectif Sortir du nucléaire Nord-PasdeCalais i.demuynck (a) mres-asso.org Tel : 03 20 52 12 02

Pays de la Loire Plus d'info11 juin 2011 - CHATEAU DU LOIR : CARTON ROUGE SUR LE NUCLEAIRE 11 h : Place de l'Hôtel de Ville

Rassemblement

Contact : Joël BELLENFANT - ASPIE joel.bellenfant (a) dbmail.com Tel : 0243469159

Poitou-Charentes Plus d'info11 juin 2011 - Angoulême : Opération carton rouge pour le nucléaire 15 h : Passerelle de l'île de Bourgine où se tient le festival

Pendant le festival Musiques Métisses distribution de cartons rouges pour le nucléaire à coller sur les vêtements, stand d'information, distribution de tracts et brochures.

Collectif en cours de construction

Contact : Jean-Michel Paillé - Collectif sortir du nucléaire 16 jeanmichel.paille (a) laposte.net

Provence-Alpes-Côte d'Azur Plus d'info11 juin 2011 - MOUANS-SARTOUX : Nucléaire-Gaz de Schistes Même Combat 11h à 12h : Rond point des droits de l'enfant

Distribution d'une carte postale à signer et envoyer au président Sarkozy demandant une autre politique énergétique, avec la MCE, Attac, Citoyen, le NPA et EE les verts..

Contact : RIBAS Patrick - Attac patrickribas (a) orange.fr Plus d'infoSamedi 11 juin - AVIGNON : RASSEMBLEMENT "SORTONS DU NUCLÉAIRE" 15 h à 17 h : Place de l'Horloge (devant l'Hotel de ville)

Opération carton rouge pour le nucléaire ! Chaine humaine autour de la place de l'horloge(Avignon) et marche avec de grandes pancartes informatives , Stands possibles des associations,syndicats et partis politiques favorables à la sortie du nucléaire

Ce rassemblement à l'initiative d'EELV membre du réseau sortir du nucléaire est évidemment ouvert aux associations,syndicats et partis politiques favorables à la sortie du nucléaire !

Contact : René Pélisson - Europe Écologie Les VERTS (E E LV) Avignon et Vaucluse rene.pelisson (a) numericable.fr Tel : 04 90 23 56 80 Plus d'infosamedi 11 juin 2011 - Marseille : Opération carton rouge pour le nucléaire ! à Marseille. 15h à 17h : Hotel de Ville, Quai du Port 13002 Marseille

Rassemblement citoyen devant le parvis de la Mairie Centrale et chaine humaine autour du vieux port si nous sommes nombreux, marche avec de grandes pancartes informatives. Stands possibles des associations, syndicats et partis politiques favorables à la sortie du nucléaire.

Rassemblement complémentaire à l'action d'Avignon de solidarité avec les japonais victimes du nucléaire et pour expliquer la sortie du nucléaire en France.

Ce rassemblement est à l'initiative d'un membre d'EELV sympathisant du réseau sortir du nucléaire est évidemment ouvert aux associations, syndicats et partis politiques favorables à la sortie du nucléaire !

Contact : Patrice ALBERT - Alliance pour la Santé patrice.albert1 (a) gmail.com Tel : 06 61 16 47 48 Plus d'infosamedi 11 juin 2011 - Nice : Carton rouge au nucléaire 14h à 15h : place Garibaldi devant la statue.

rassemblement silencieux.

compagne de Lucien RECROSIO, membre du réseau SDN

Contact : Thiémonge Jeannine - Europe écologie -Les Verts 06 jthiemonge (a) wanadoo.fr Tel : 06 82 31 01 57

Rhône-Alpes Plus d'info11/06/11 - AIX LES BAINS : Film INTO ETERNITY suivi d'une conférence-débat 20h30 : Cinéma Victoria (en face de la poste)

Film INTO ETERNITY suivi d'une conférence-débat Ce documentaire en forme de film de science-fiction pose la problématique de l'élimination des déchets radioactifs sous l'angle de la temporalité impliquant une responsabilité millénaire.

suivi d'une conférence-débat DES ALTERNATIVES POUR SORTIR DU NUCLEAIRE

avec Anne RIALHE (ASDER, NégaWatt) et Marie-Christine GAMBERINI (Amis de la Terre France)

SAMEDI 11 JUIN A 20H30 AU CINEMA VICTORIA A AIX LES BAINS

Entrée : 4 € Soirée organisée par les Amis de la Terre en Savoie et Sortir Du Nucléaire 73 http://amisdelaterre73.free.fr

soirée organisée par les Amis de la Terre en Savoie et Sortir Du Nucléaire 73

Contact : Stéphane CHAMPAVERT - Amis de la Terre en Savoie savoie (a) amisdelaterre.org Tel : 0479880694 Plus d'infosamedi 11 juin - Aix les bains : film into eternity + conférence et débat 20h30 : cinéma victoria à aix les bains

film "into eternity" suivi d'une conférence avec anne rialhe (asder) et marie-christine gamberini (amis de la terre) puis suivi d'un débat

le film passera sans débat au cinéma victoria du 8 au 14 juin prévoir 4 euro

Contact : - Les amis de la terre Savoie savoie (a) amisdelaterre.org Tel : 0637544760 Plus d'info11 juin 2011 - Centrale du Bugey - St Vulbas : Stop! le Bugey est dépassé 14h00 - 14h 30 : Devant le centrale comme la dernière fois

Manif devant la centrale du bugey sans drapeux syndical ou politique mais des slogans pour l'arrêt du nucléaire et pour les solution opposables : surgénération, énergies libres etc..

co-voiturage recommandé. Venez en rouge et blanc, couleurs de la manif. Je répète pas de drapeaux, que du slogan ! merci venez nombreuses et nombreux.

Contact : Bruno Morant - Cri-ac - attac - vous et d'autres collectif38gazdeschiste (a) gmail.com Tel : sur demande par mail

Etranger Plus d'info10/06/2011 - Saronno (va) Italie : Manifestation à vélo pour un referendum en Italie 17.00- 23.00 : Via Maestri del lavoro casa Auser

Critical REFERENDUM MASS

Contact : Simonetta Sullam - Comitato Referendum Saronno (va) Italie ilgiardinodellaluna (a) yahoo.it Plus d'infosamedi 11 juin - Liège (Belgique) : Création d'une zone irradiée au coeur de Liège (Belgique) 10 -12 : Vinâve d'île à Liège.

La vierge Delcour (monument bien connu) est transformée en centrale accidentée et refroidie par l'eau de la fontaine (tant bien que mal) Un flyer explique.

Contact : Louis verheyden - Nucléaire stop- liège louis.verheyden (a) skynet.be Tel : +32/496/678588 Plus d'info11/06/2011 - Matsuyama : Good-bye Nukes in Shikoku 13h-16h (?) : Lieu de rassemblement: ???? (Shiroyama kôen, parc en contrebas du château)

Manifestation (marche autour de la préfecture et au centre ville)

Le même jour, d'autres manifestations sont prévues un peu partout au Japon. Voir par exemple: http://nonukes.jp/wordpress/ pour une liste (non exhaustive, en japonais) de ces manifestations.

Contact : Brendan Le Roux lerouxbrendan (a) gmail.com Plus d'info11 juin 2011 - Bruxelles : Flash-Mob


Communiqué de presse du 26/05/2011

Au G8, les dirigeants préfèreront-ils sauver le nucléaire ou les populations ?

Nicolas Sarkozy, sauveur du nucléaire à tout prix Vingt jours seulement après la catastrophe de Fukushima, Nicolas Sarkozy s'est rendu au Japon, pour prouver au monde entier que même un accident majeur ne saurait entamer sa détermination à soutenir l'énergie nucléaire. Aujourd'hui, il a mis la sûreté nucléaire à l'ordre du jour de ce G8, espérant sans doute que quelques déclarations sur la sûreté suffiraient à sauver l'avenir du nucléaire. Alors qu'au Japon déjà plus de 100 000 personnes ont été déplacées et que des évacuations massives seraient nécessaires (1), que des récoltes sont interdites du fait de la hausse du taux de césium 134 et 137 à plus de 100 km au sud de Tokyo, que la pollution radioactive continue et que des enfants sont exposés à des doses de radioactivité colossales, l'attitude de M. Sarkozy est profondément indécente. Un G8 rétrograde Parmi les participants à ce G8, seront présents pas moins de trois Etats qui doivent ou ont dû gérer les conséquences d'accidents nucléaires sur leur territoire : le Japon bien sûr, mais aussi les Etats-Unis et la Russie (dont certaines régions subissent encore les retombées des accidents de Tchernobyl et Mayak). Comment peut-on se contenter de quelques "stress tests" et de maintenir le statu quo ? Combien d'accidents faudra-t-il encore avant que les "maîtres du monde" ne réagissent ? A l'heure où l'Allemagne accélère la sortie du nucléaire, où l'Italie gèle ses projets et où la Suisse décide de ne pas renouveler ses réacteurs, c'est bien la transition vers un futur sans nucléaire qui devrait être à l'ordre du jour. La meilleure façon d'assurer la sûreté reste encore de se passer de l'atome ! Priorités : fermer les centrales, protéger les enfants ! M. Naoto Kan, premier ministre japonais, a déclaré le 25 mai au Financial Times qu'il n'y aurait probablement plus jamais de construction de réacteurs nucléaires dans son pays. Le Réseau "Sortir du nucléaire" l'encourage à s'opposer fermement aux projets de M. Sarkozy pour sauver le nucléaire et à poursuivre dans la voie déjà prise avec la fermeture de la centrale d'Hamaoka. Par ailleurs, le Réseau "Sortir du nucléaire" exhorte M. Kan à rabaisser à 1 mSv (millisievert) par an le seuil maximal d'exposition aux radiations pour les enfants dans les territoires contaminés, et à annuler la norme de 20 mSv tolérée depuis le 11 mars 2011. Il est inacceptable que des enfants, dont l'organisme est particulièrement vulnérable, soient ainsi sacrifiés en étant exposés à la même dose que des travailleurs du nucléaire. En France, plus de 20 000 personnes ont déjà signé la pétition soutenant cette demande des associations environnementales et de parents japonais http://groupes.sortirdunucleaire.org/spip.php?page=petition-japon (1) En se basant sur un seuil maximal d'exposition aux radiations que nous estimons beaucoup trop élevé, l'IRSN recommande l'évacuation de 70 000 personnes. > Lire le communiqué de l'IRSN

Contact presse : François Mativet - 06 03 92 20 13 Charlotte Mijeon - 06 75 36 20 20

Lien permanent vers ce communiqué: http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=804


Fukushima : la direction de Tepco quitte le navire

Ce vendredi 20 mai 2011, Tepco a annoncé le « retrait » de son PDG, Masataka Shimizu. Démission ou limogeage ? Les informations se contredisent selon les sources. Quoi qu’il en soit, Masataka Shimizu va être remplacé par le directeur général de Tepco, Toshio Nishizawa. Très (trop ?) discret depuis le 11 mars, date de la catastrophe, TEPCO n’a eu de cesse de camoufler l’étendue des dégâts, cumulant mensonges, incompétence et contre-vérités sur la gravité de la situation japonaise. Quand le navire prend l’eau… La chute de TEPCO ne se jauge pas uniquement aux quantités affolantes de radioactivité rejetées. En dissimulant pendant des mois la gravité de l'accident, connue depuis le début, la firme a créé le scandale. Par ailleurs, pour l'exercice fiscal 2010 clos fin mars 2011, les pertes de Tepco sont estimées à 1 247 milliards de yens, soit 10,7 milliards d'euros. Tepco a d’ailleurs perdu 83% de sa valeur boursière. Pour l'exercice 2011 qui a commencé le 1er avril, l'entreprise prévoit de nouvelles pertes, dues aux dédommagements des victimes de l'accident nucléaire, que le gouvernement devrait aider à régler. Alors que le Japon est officiellement entré en récession, le pays semble constituer un cas d’école : le nucléaire, 25 ans après Tchernobyl, reste un gouffre financier pour les économies qui l’adoptent. … Vive les énergies renouvelables ! Paradoxalement, le Japon pourrait pourtant devenir un modèle de sortie du nucléaire. Dans la droite lignée du discours prononcé devant les médias la semaine dernière par le Premier Ministre Japonais, où il était question de reconsidérer la politique énergétique du Japon, des experts énergétiques s’accordent sur le fait que la catastrophe de Fukushima pourrait donner l’occasion au pays de se concentrer sur ses ressources nationales en développant les énergies renouvelables. Quoi qu’il en soit, le Réseau "Sortir du nucléaire" estime que ce changement – partiel – de direction ne suffira pas à améliorer la gestion calamiteuse que Tepco a de la catastrophe nucléaire, pas plus que rétablir la transparence que tout un peuple exige et mérite. Plus d’informations sur la catastrophe japonaise : voir notre blog Japon

Contacts presse : Daniel Roussée - 06 61 97 83 28 Opale Crivello – 06 64 66 01 23

Lien permanent vers ce communiqué: http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=803


Fukushima, J+60 : le Japon censure à la chinoise Alors que la Chine censurait il y a quelques semaines le terme “fuite nucléaire“ sur le principal site de micro-blogging en Chine afin de « freiner la propagation des craintes et rumeurs » liées à la catastrophe de Fukushima et à ses rejets radioactifs, le Japon semble s'engager sur la même voie. 60 jours après la catastrophe de Fukushima, le Réseau "Sortir du nucléaire" s’alarme de cette situation digne des régimes les plus autoritaires, et exhorte le gouvernement nippon à communiquer de manière claire et transparente sur les conséquences sanitaires de la catastrophe nucléaire.

Quelques jours après la catastrophe de Fukushima, Pékin censurait le terme “fuite nucléaire“ sur le Twitter chinois, afin de « freiner la propagation des craintes et rumeurs » liées à la catastrophe de Fukushima (1). C'est à peu de chose près en ces termes que le gouvernement japonais justifie la censure qu'il vient d'imposer aux distributeurs d'accès à internet et chaînes câblées. Des mesures prises pour « assurer la sécurité et la tranquillité des régions sinistrées » Le 6 avril, le ministère de l'Intérieur nippon a rendu publique l'injonction faite à ces opérateurs télécom de supprimer de leur réseaux des informations qualifiées de « fausses rumeurs [...] contraires à la loi, à l'ordre et à la morale publique » (2). Cette mesure liberticide pour les médias internet et la liberté d'expression en général est d'autant plus choquante que l'information objective des populations, pourtant cruciale en ces heures critiques, demeure un mirage. Cette réaction coercitive trahit également le dramatique échec des autorités japonaises et de Tepco, l'exploitant de la centrale de Fukushima, à communiquer de manière claire, responsable et fiable sur la réalité de la catastrophe. Les hésitations, démentis et erreurs de calculs répétées ont achevé de jeter le discrédit sur un gouvernement et une industrie nucléaire dont les japonais mesurent chaque jour que leurs slogans rassurants n'étaient que déni et mensonges. Des médias indépendants et étrangers exclus, des médias officiels verrouillés L’écart entre le discours des mass-médias japonais et celui des médias indépendants est pour le moins surprenant. S’expliquerait-elle par le fait que les médias indépendants, pas plus que la presse étrangère, ne sont ni conviés aux conférences officielles de Tepco, ni à celles du gouvernement nippon (3) ? Ainsi, seuls les journalistes appartenant au cénacle des grands médias nationaux ont accès à une information de première main, mais lénifiante ; presse traditionnelle fortement dépendante des 20 milliards de Yen de budget publicitaire que Tepco déverse annuellement dans le secteur audiovisuel et de la presse écrite (4)… Les larmes qu’a versé le conseiller pour les questions nucléaires du Premier Ministre japonais, le 01 mai, lorsqu’il a annoncé sa démission, sonnent comme un aveu supplémentaire (5): la situation japonaise est catastrophique, et les responsables japonais préfèrent sauver leurs têtes, plutôt que celles des japonais. Certains élus locaux ainsi que des résidents de Fukushima s’accordent pour dire que la situation est sûre ; et que les médias, en attisant des craintes injustifiées, portent préjudice à l’économie de la région. De nombreux journalistes indépendants basés à Tokyo rapportent que le gouvernement minimise l’importance des fuites radioactives, et que la menace pour la santé publique a été et reste terriblement sous-estimée. Il n'est donc pas étonnant que ces dernières semaines, selon la presse japonaise, de nombreux résidents de Fukushima et ses alentours, qui avaient fui la crise nucléaire dans les premiers temps, ont commencé à rentrer à leur domicile et tentent de retrouver une activité normale. Ainsi, des journalistes qui se sont rendu dans la ville de Iwaki, à moins de 50 km de Fukushima, ont rencontré des personnes convaincues de la sûreté de l’endroit et du caractère passager de la crise nucléaire. A se vouloir trop rassurant, le gouvernement japonais nourrit les suspicions et les craintes. Le Réseau "Sortir du nucléaire" exhorte le gouvernement nippon à faire preuve de responsabilité : face au risque nucléaire, la censure est un crime, la transparence une nécessité vitale. Plus d'informations sur la situation au Japon : www.sortirdunucleaire.org/alerte-japon Contacts presse : Daniel Roussée : 06 61 97 83 28 Opale Crivello : 06 64 66 01 23 -----------------------------------------------------------

(1) http://www.lematin.ma/actualite/express/Article.asp?id=148268

(2) http://www.soumu.go.jp/menu_news/s-news/01kiban08_01000023.html

(3) http://www.cpj.org/blog/2011/04/japan-discourages-freelance-online-reporting-on-nu.php

(4) http://japanfocus.org/-Makiko-Segawa/3516

(5) http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/fukushima-l-expert-nucleaire-du-93219


Prochaine réunion : lundi 9 mai à 20h

Bourse du Travail

3 Rue du Château d'Eau

75010 Paris

Métro République

Suite à notre Marche pour la transparence sur le nucléaire, vous avez été nombreux à souhaiter participer à notre mouvement. Vous êtes tous les bienvenus pour faire connaissance, et discuter ensemble des actions à venir. Qui sommes-nous ?

L’association SNP fait partie du Réseau sortir du nucléaire, qui fédère 874 associations, et a pour but d’agir dans tous les domaines concernés par le nucléaire :

* Pour une décision de sortie immédiate du nucléaire civil ou militaire * Pour la promotion des économies d’énergies * Pour le développement de sources d’énergies alternatives * Pour la préservation de la santé * Pour la protection de l’environnement

Sortir du nucléaire Paris Maison des Associations Boîte 8 8 rue du Général Renault 75011 Paris sortirdunucleaire75@no-log.org

Marche pour la transparence sur le nucléaire 30 avril 2011, de la Place de la Bastille au siège de l'ASN http://www.sortirdunucleaire75.org/2011-04-30_marche_pour_la_transparence_sur_le_nucleaire.html


Cette carte est encore en cours d'amélioration, des fonctionnalités supplémentaires vont être mises en place progressivement. Elle est développée entièrement avec des logiciels libres et l'affichage est optimisé pour le navigateur web Firefox (télécharger Firefox). Elle est sous licence "Creative Commons". http://www.sortirdunucleaire.org/carte/


La majorité des Français partage le désir d’une France sans nucléaire. Construire enfin un autre avenir énergétique, un autre modèle de société, c’est possible... si nous agissons ensemble pour faire entendre notre voix. C’est pourquoi nous vous proposons de vous engager à nos côtés dans notre nouvelle campagne. En 2012, les élections présidentielles constitueront une échéance cruciale pour briser le tabou de la sortie du nucléaire civil et militaire. Ensemble, dès aujourd’hui préparons le terrain pour en faire un enjeu politique incontournable ! Centrales nucléaires, armes atomiques, déchets radioactifs… La France est le pays le plus nucléarisé au monde. Pour faire connaître cette réalité trop occultée, nous vous proposons une carte de France "Nucléaire : danger permanent" au format Web ou à commander sur papier (Format poster 60x80cm). Déjà, les programmes électoraux se préparent... Vous trouverez sur le lien suivant des outils pour interpeller les politiques : à vous d’agir, avant le 26 avril 2011 ! Dès aujourd’hui faisons pression sur les partis politiques pour qu’ils s’engagent clairement en faveur de la sortie du nucléaire. En avril 2011, la pression monte ! Pour les 25 ans de la catastrophe de Tchernobyl, nous lancerons un grand appel à actions, conférences, visites de sites alternatifs... Pendant 25 jours, des évènements se succèderont pour rappeler les dangers du nucléaire et présenter les multiples alternatives qui rendent possible la sortie du nucléaire. Nous vous informerons prochainement. Pour sensibiliser au-delà des convaincus et faire progresser nos idées, nous publions une nouvelle brochure "Changeons d’ère, sortons du nucléaire !" qui présente de manière simple le risque nucléaire et la réalité des alternatives. Nous vous invitons à la diffuser autour de vous. Vous êtes notre premier porte-parole ! A commander ou à télécharger prochainement. Devenez relais local et diffusez autour de vous les informations du Réseau “Sortir du nucléaire”, organisez des évènements dans votre ville ou votre région, faites remonter les informations locales... Vous le savez bien, une telle campagne nécessite d’engager des frais importants. Le Réseau “Sortir du nucléaire” est indépendant à 100 % et vit de vos dons. Votre soutien est indispensable pour continuer le combat vers un monde sans nucléaire ! Nous vous remercions chaleureusement, L’équipe du Réseau "Sortir du nucléaire"


04/05/2011 : Lyon Capitale Sortir du nucléaire répond à Sarkozy

Le réseau Sortir du nucléaire dont le siège est à Lyon, rue Dumenge, dans le 4e, s'est insurgé hier contre les propos du chef de l'Etat. Nicolas Sarkozy qui a estimé qu'"au nom de l'environnement, on voudrait tuer le développement en France", en défendant l'idée d'une sortie du nucléaire, ce qui reviendrait à "se couper un bras". Faux, a rétorqué immédiatement la fédération lyonnaise qui rappelle que "d'autres pays développés" comme l'Allemagne (1ère puissance économique européenne) et l'Autriche, "se débrouillent très bien sans le nucléaire". Au contraire, cela reviendrait même à "une formidable opportunité économique : création de centaines de milliers d'emplois qualifiés, développement de nouvelles filières et activités, possibilité de devenir leader mondial du démantèlement des installations nucléaire, etc." estime le réseau. La semaine du 25ème anniversaire de Tchernobyl, le 26 avril, la fédération rappelle que "même en fonctionnement normal, les centrales nucléaires ont des effets plus graves que "couper un bras" : en 2008, une vaste étude épidémiologique commanditée par le gouvernement allemand a démontré une hausse de 117 % des leucémies infantiles dans un rayon de 5 km autour des réacteurs nucléaires".

03/05/2011 : AFP Les écologistes à Sarkozy : impossible d'avoir confiance dans le nucléaire

PARIS - Le réseau Sortir du nucléaire a estimé mardi qu'il était impossible d'avoir confiance dans le nucléaire en réponse à l'annonce par le président Sarkozy de la poursuite des investissements dans le secteur comme gage de l'indépendance énergétique de la France. Les anti-nucléaires ont affirmé que la France et les Français, pas plus que le reste du monde, ne peuvent avoir confiance dans l'énergie nucléaire, en énumérant les problèmes de sûreté posés par la centrale de Gravelines (Nord) où le président s'est rendu mardi. Le réseau a ainsi rappelé que 5 des 6 réacteurs de cette centrale fonctionnent avec du combustible MOX, encore plus réactif, instable et dangereux que le combustible classique à l'uranium. Lors d'une récente simulation d'accident à la centrale de Gravelines située en bord de mer, deux mois avant la catastrophe de Fukushima faisant suite au tsunami du 11 mars au Japon, l'exercice d'évacuation des populations d'un périmètre d'à peine 2km avait révélé de sérieuses lacunes, selon les écologistes. Au final, seulement 160 personnes ont été évacuées sur les 3.000 prévues, a indiqué le réseau. Par ailleurs, les écologistes ont dénoncé le projet annoncé par Nicolas Sarkozy de construction d'un terminal méthanier à Loon-Plage près de Dunkerque (Nord). Ce terminal représenterait le 14e site Seveso dans la région de Gravelines, soit une menace supplémentaire pour la centrale, selon le réseau. Les 13 autres sites industriels présentant des risques d'accident majeurs, dans la région, sont tous classés seuil haut, a affirmé le réseau. Quant à la confirmation par le président de son intention de soumettre toutes les installations nucléaires civiles à un audit, le réseau sortir du nucléaire a redemandé une véritable remise en question de cette énergie. Il a rappelé que 70% des Français sont favorables à la sortie du nucléaire selon deux sondages effectués après Fukushima. De son côté, l'association Agir pour l'Environnement, a annoncé la remise au président de la République d'une pétition de 26.000 signatures en faveur d'un référendum sur la sortie du nucléaire. Le texte a obtenu le soutien, selon l'association, de plusieurs personnalités comme Danièle Mitterrand, la veuve de l'ex-président, et Nicolas Hulot, candidat à la présidentielle.


03/05/2011 Nicolas Sarkozy à Gravelines : non M. le Président, nous ne pouvons pas avoir confiance dans l’énergie nucléaire

En visite aujourd’hui à Gravelines, la plus importante centrale nucléaire d’Europe, et quelques jours après avoir déclaré que la sortie du nucléaire équivalait à « se couper un bras », Nicolas Sarkozy persiste et signe : au-delà de la « manifestation de confiance de la France et des Français dans la filière du nucléaire » que le Président a cru incarner, la remise en question des constructions de nouveaux réacteurs constituerait un retour « au Moyen-âge ». « Sans le nucléaire, le prix de l’électricité serait multiplié par quatre », a-t-il déclaré. Visiblement, le chef de l’Etat n’a toujours pas pris la mesure du véritable coût du nucléaire, qui se chiffre en centaines de milliards d'euros (1). Il semble ignorer que 70 % des Français sont favorables à la sortie du nucléaire (2), et ne parait pas avoir connaissance de la localisation critique de la centrale de Gravelines, ni de l'échec cuisant de la simulation d’évacuation qui a eu lieu en janvier dernier. Rappel. Comme la majorité des centrales en France aujourd'hui, Gravelines fonctionne avec une sûreté dégradée. De technologie similaire, la centrale de Three Mile Island (États-Unis) a connu un accident nucléaire majeur en 1979. Par ailleurs, 5 des 6 réacteurs de Gravelines fonctionnent avec du combustible MOX à base de plutonium, encore plus réactif, plus instable et plus dangereux que le combustible classique à l'uranium. Outre les deux défauts de conception dont souffre la centrale (3), les 6 réacteurs de Gravelines sont concernés par deux anomalies génériques très préoccupantes, reconnues récemment par EDF (4), qui concernent des éléments cruciaux pour la sûreté (5). Enfin, l’énorme centrale se situe à proximité de 13 sites classés Seveso "seuil haut" (6), dont un dépôt pétrolier situé à 500 m seulement. Le terminal méthanier que le Président Sarkozy envisage de créer à Loon Plage représenterait le 14ème site Seveso, soit une menace supplémentaire pour la centrale de Gravelines. Quant à la simulation d’accident qui s’est tenue au début de l’année à Gravelines, deux mois avant Fukushima, elle s’est révélée être un échec patent, alors même que l'exercice avait un périmètre de seulement 2 km. Plusieurs mois nécessaires à l'État pour trouver suffisamment d'autocars pour évacuer 3 000 personnes lors de cet exercice, un périmètre d’évacuation prévu ridiculement petit, des semaines de préparation pour au final seulement 160 personnes évacuées sur les 3 000 prévues (7) : l’exercice de Gravelines paraît bien dérisoire à la lumière de l’accident de Fukushima… Au lendemain de la déclaration de Nicolas Sarkozy sur sa volonté de mettre en place un « audit financier de l’industrie nucléaire » plutôt qu'une véritable remise en question de cette énergie, le Réseau “Sortir du nucléaire“ réaffirme sa position : non, la France et les Français, pas plus que le reste du monde, ne peuvent avoir confiance en l’énergie nucléaire. La nécessité d’engager la France, à l’instar d’autres pays européens, dans une politique ambitieuse et visionnaire de sortie du nucléaire, devrait représenter la priorité du gouvernement, et le véritable « intérêt national ». Contact presse : Daniel Roussée - 06 61 97 83 28 Laura Hameaux - 06 85 23 05 11 Opale Crivello - 06 12 40 59 51 Notes : (1) Le rapport commandé en 1999 par Lionel Jospin, alors Premier Ministre, faisait état d’un coût estimé entre 418 et 446 milliards d’euros. (2) Sondage IFOP réalisé du 15 au 17 mars 2011 ; Sondage Opinion Way, réalisé les 16 et 17 mars 2011. (3) La plateforme de la centrale est située à 46 cm en dessous de la cote calculée pour le risque de crue millénale, selon les données de l'ASN. (4) "Les anomalies de séries s'accumulent sur les plus vieilles centrales françaises", voir ici. (5) Les enceintes de confinement des réacteurs de Gravelines sont menacées par la trajectoire éventuelle de "missiles" engendrés par la rupture d'aube de turbine. (6) Sites industriels comportant des risques d’accidents majeurs, classés Seveso « seuil haut ». (7) Pour plus d’informations sur le déroulement de cette simulation, voir ici.


24/04/2011 : Diverses Manifestations en 6 dépêches

Source : Tsr http://www.tsr.ch/info/monde/3099645-des-milliers-de-personnes-ont-manifeste-dans-le-centre-de-tokyo-elles-reclamaient-la-sortie-du-nucleaire.html Monde Des milliers de personnes ont manifesté dans le centre de Tokyo. Elles réclamaient la sortie du nucléaire 24 avril 2011 15:22 Quelques milliers de personnes ont manifesté dimanche dans le centre de Tokyo. Elles réclamaient la sortie du nucléaire et le développement des énergies renouvelables après l'accident de la centrale de Fukushima consécutif au séisme et au tsunami du 11 mars. "Nous sommes inquiets. Avant Fukushima, je n'y pensais pas, mais maintenant il faut bouger, il faut le faire pour nos enfants", a expliqué une manifestante. Par ailleurs, l'armée japonaise va entamer lundi une nouvelle campagne le long de la côte nord-est du Japon pour retrouver les corps des quelque 12'000 personnes toujours portées disparues. ===============2============== Source : Libé Toulouse http://www.libetoulouse.fr/2007/2011/04/happening-anti-nucl%C3%A9aire-%C3%A0-la-centrale-de-golfech.html 24/04/2011 Happening anti-nucléaire à la centrale de Golfech. SOCIETE. Quelques centaines d'antinucléaires, 400 selon les organisateurs, 300 selon les gendarmes, ont créé un cimetière factice ce dimanche 24 avril devant la centrale de Golfech (Tarn-et-Garonne) pour réclamer une sortie immédiate du nucléaire. Ambiance happening. Les manifestants, ont disposé des dizaines de croix portant les noms des "liquidateurs" de la centrale de Tchernobyl sur le rond-point desservant la centrale situé au bord de la Garonne, à 30 km au sud-est d'Agen et à 90 km de Toulouse. «Tchernobyl en 86 ou Fukushima aujourd'hui, nous ne voulons plus qu'il y ait d'accident nucléaire majeur, en France ou ailleurs», a déclaré André Crouzet, porte parole des manifestants de Golfech à l’agence France Presse. Il y aura un avant et un après-Fukushima; la sortie du nucléaire n'est plus un tabou et le débat que nous demandons depuis longtemps est ouvert». La centrale de Golfech, qui comporte deux réacteurs à eau pressurisée de 1.300 MW chacun mis en service en 1991 et 1994, a produit 100% de l'énergie consommée dans la région Midi-Pyrénées en 2010, selon son site internet. Elle a déclaré 19 anomalies ou incidents mineurs en 2010. Les antinucléaires ont déposé une plainte cette année à cause de la présence de tritium, un élément radioactif, sous la centrale. Cette présence a été classée au niveau zéro de l'échelle. La manifestation de ce dimanche s’est dispersée dans le calme. LibeTse ===============3============== Manifestation antinucléaire à Golfech AFP 24/04/2011 | Mise à jour : 16:05 Réactions (5) Quelques centaines d'antinucléaires ont créé un cimetière factice aujourd'hui devant la centrale de Golfech (dans le Tarn-et-Garonne) pour réclamer une sortie immédiate du nucléaire. Les manifestants, qui étaient environ 400 selon les organisateurs, 300 à 350 selon les gendarmes, ont disposé des dizaines de croix portant les noms des "liquidateurs" de la centrale de Tchernobyl sur le rond-point desservant la centrale au bord de la Garonne, au sud-est d'Agen. Placée sous le double signe du 25ème anniversaire de Tchernobyl en Ukraine et de la récente catastrophe de Fukushima au Japon, cette protestation par ailleurs plutôt festive faisait partie d'une série de manifestations antinucléaires prévues en France au cours du week-end. "Tchernobyl en 86 ou Fukushima aujourd'hui, nous ne voulons plus qu'il y ait d'accident nucléaire majeur, en France ou ailleurs", a déclaré un porte-parole des organisations ayant appelé à manifester devant Golfech, André Crouzet. Or "les experts nous disent clairement que le prochain accident majeur, s'il doit avoir lieu, aura lieu en France", a-t-il dit en relevant un "mauvais présage" dans le fait que Golfech est jumelée avec une centrale ukrainienne et une centrale japonaise. Les collectifs convergent chaque année devant Golfech depuis le 1er anniversaire de Tchernobyl en 1987, mais "la configuration est nouvelle: il y aura un avant et un après-Fukushima; la sortie du nucléaire n'est plus un tabou et le débat que nous demandons depuis longtemps est ouvert". ===============4============== Source : Ecolo Presse http://ecolopresse.20minutes-blogs.fr/archive/2011/04/24/poitiers-tchernobyl-1986-fukushima-2011-et-civaux.html 24.04.2011 Poitiers : « Tchernobyl 1986, Fukushima 2011 et Civaux ? » La commémoration par les opposants au nucléaire du 25e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl prend une dimension particulière avec le drame auquel sont confrontés les Japonais suite à l'accident nucléaire majeur de la centrale de Fukushima. A l'appel du collectif anti-nucléaire de la Vienne, malgré la pluie, une soixantaine d'opposants au nucléaire a déambulé au marché des Couronneries et a scandé : " Le nucléaire sûr n’existe pas ! ", "Stop à l'EPR !", "Sortons du nucléaire !"... Ils ont aussi pointé du doigt la centrale de Civaux (à proximité de Poitiers) en rappellant l'incident de 1998 lorsqu'elle avait perdu son réfrigérant suite à une rupture de canalisation. Pour eux, ce jour là, nous sommes passés très près d’un accident majeur. Le collectif se compose des Alternatifs, Amis de la terre Poitou, CNT, Greenpeace Poitiers, Npa86, Réseau Sortir du nucléaire, l’ACEVE, Solidaire, UFC Que choisir, Europe Ecologie les Verts, Vienne nature. Pour joindre le collectif : antinuc86@gmail.com Pour en savoir plus : La CRIRAD : http://www.criirad.org/ L’observatoire du nucléaire : http://observ.nucleaire.free.fr/ Réseau Sortir du nucléaire : http://www.sortirdunucleaire.org/ ===============5============== Source : 20 Minutes http://www.20minutes.fr/article/712487/planete-rassemblements-antinucleaires-frontiere-franco-allemande-lundi Planète STRASBOURG (France) - Rassemblements antinucléaires à la frontière franco-allemande lundi 0 commentaires Créé le 23.04.11 à 18h06 -- Mis à jour le 24.04.11 à 18h02 STRASBOURG (France) - Une demi-douzaine de rassemblements antinucléaires sont prévus à la frontière franco-allemande ce lundi de Pâques, le principal étant annoncé sur le Pont de l'Europe, reliant Strasbourg à Kehl, où est attendu l'écologiste Nicolas Hulot. La plupart doivent avoir lieu sur des ponts du Rhin, de Strasbourg à la Suisse, ainsi que, plus au nord, près de la centrale de Cattenom en Lorraine, à 10 km de la frontière avec le Land allemand de Sarre. Les manifestants entendent à la fois célébrer le 25e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, dénoncer l'accident de Fukushima, consécutif au séisme et au tsunami du 11 mars, et réclamer la fermeture de la centrale nucléaire alsacienne de Fessenheim, la plus ancienne en exploitation en France. Les organisateurs veulent notamment ironiser sur le fait que, à en croire des spécialistes officiels français de l'époque, le nuage radioactif de Tchernobyl se serait arrêté en 1986 à la frontière allemande. Nicolas Hulot, critiqué dans son propre camp pour ne pas avoir évoqué le nucléaire dans sa récente déclaration de candidature à l'élection présidentielle française, a confirmé qu'il viendrait au rassemblement sur le Pont de l'Europe. La centrale nucléaire de Fessenheim, particulièrement controversée, est située au bord du Rhin, à 80 km au sud de Strasbourg, 25 km de Mulhouse et de la ville allemande de Fribourg, et 40 km au nord de Bâle en Suisse. La pression s'est accentuée ces dernières semaines en Alsace pour demander sa fermeture après l'accident de Fukushima. Mise en service en 1977, elle dispose de deux réacteurs à eau pressurisée, d'une puissance de près de 900 mégawatts chacun. Tour à tour, depuis le 11 avril, plusieurs collectivés locales - au premier rang desquelles le Conseil municipal de Strasbourg et le conseil général du Haut-Rhin, département où est situé Fessenheim - se sont prononcées à une très large majorité en faveur d'un arrêt de ses installations. Le réacteur numéro 2 de Fessenheim vient d'être stoppé pour une troisième visite décennale, devant durer environ 200 jours. Le numéro 1 a déjà subi sa troisième visite décennale, achevée le 24 mars, et l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) française devait normalement décider d'autoriser la poursuite de son exploitation d'ici juin. Mais après l'accident de Fukushima, le gouvernement français a ordonné un audit de toutes les installations nucléaires du pays, dont les premières conclusions devront être rendues d'ici la fin de l'année. La demande d'arrêt de Fessenheim est cependant loin de faire l'unanimité. Le 8 avril, la Commission permanente du Conseil régional d'Alsace, que préside le ministre UMP chargé des collectivités territoriales Philippe Richert, a rejeté par une majorité de deux-tiers une motion réclamant sa fermeture. La décision d'un éventuel moratoire, voire d'une fermeture, relèverait en dernier ressort du gouvernement, a souligné l'ASN. Un rassemblement pour la sortie du nucléaire est également prévu lundi près de centrale de Cattenom, en Lorraine, comme dans de nombreux autres endroits en France et en Europe. Avec quatre réacteurs de 1.300 mégawatts chacun, mis en service entre 1986 et 1992, il s'agit de la septième centrale au monde en puissance installée, et de la deuxième en France pour sa production d'électricité. © 2011 AFP ==============6=============== Un millier de manifestants à Bruxelles pour la sortie immédiate du nucléaire Un millier de manifestants défile ce dimanche après-midi à Bruxelles pour revendiquer la sortie immédiate du nucléaire. Evoquant la catastrophe de Fukushima, ils soulignent le risque que présente l'énergie nucléaire. 24 Avril 2011 16h26 Un millier de manifestants défile ce dimanche après-midi à Bruxelles, revendiquant la sortie immédiate du nucléaire. Parmi les manifestants déambulant en leur nom propre ou les représentants d'une dizaine d'associations ou partis politique de gauche, figurent également des membres d'Ecolo et de Groen!. La manifestation s'est mise en branle vers 15h15 à la gare du Nord, la dislocation étant annoncée vers 17h à la gare du Midi. De graves accidents en moyenne tous les 25 ans Evoquant la catastrophe de Fukushima après le tremblement de terre et le tsunami qui se sont produits au Japon, les manifestants mettent en évidence le risque que présente l'énergie nucléaire, des accidents d'importance ayant lieu en moyenne tous les 25 ans. Dans un communiqué, le président du PS, Elio Di Rupo, a pour sa part appelé dimanche à "une révolution des comportements qui permette la sortie progressive du nucléaire tout en assurant l'accès à l'énergie pour tous les citoyens".


24/04/2011 : Midi Libre Montpellier Les antinucléaires dénoncent la politique énergétique de l’État

À la veille du 25e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl et un mois après le drame de Fukushima, une quarantaine de personnes de l’association Sortir du nucléaire ont manifesté, hier après-midi, sur la place de la Comédie, pour dénoncer la politique nucléaire menée par l’État français depuis plusieurs décennies. Allongés pour certains à même le sol, masqués et munis des combinaisons blanches pour la plupart, les antinucléaires, par la voix de leur leader, ont rappelé, exemples à l’appui, les risques "croissants d’accidents majeurs" dus notamment au vieillissement des installations du territoire. Les risques sur la santé mais aussi le coût "prohibitif de la filière nucléaire", avec la construction et le démantèlement des bâtiments mais aussi la gestion des déchets radioactifs. Publicité Aujourd’hui, les membres du réseau Sortir du nucléaire demandent, entre autres, l’arrêt des projets d’enfouissement des déchets, l’arrêt de l’utilisation du plutonium et la fermeture des réacteurs en fonctionnement. "Il faut que le gouvernement mette en place une autre politique énergétique, basée sur les énergies renouvelables."


23/04/2011 : Nord Eclair Les dangers du nucléaire inquiètent

Deux pétitions circulaient, réclamant «la vérité» sur le nucléaire. Hier soir, le collectif « Tourcoing sans nucléaire ? » organisait, 25 ans après Tchernobyl et 6 semaines après Fukushima, sa 2e veillée antinucléaire. Objectif : informer « sans catastrophisme ». Mais pas de quoi apaiser les esprits. VINCENT DÉCAUDIN > vincent.decaudin@nordeclair.fr Changement de lieu, pas de discours. La 2e veillée organisée par le collectif « Tourcoing sans nucléaire ? » n'avait plus lieu devant la mairie, comme le 14 mars, mais au centre social Boilly, dans le quartier de l'Épidème, situé sur la voie ferrée où passent régulièrement les convois de déchets nucléaires en provenance de La Hague et retraités en Belgique. Tout un symbole. Alors que l'actualité, partagée entre les 25 ans de l'accident de Tchernobyl et les conséquences du tsunami du 11 mars à la centrale de Fukushima, est dense, les militants écologistes locaux - très représentés dans la quarantaine de personnes présentes - entendaient provoquer le débat. En tête : Bernard Despierre, adjoint au maire de Tourcoing, qui voyait dans cette réunion l'occasion de recueillir les témoignages de citoyens, inquiets, dit-il, des conséquences de la dernière catastrophe en date. « Beaucoup nous reparlent du nuage de Tchernobyl dont on a dit qu'il s'était arrêté à la frontière. » L'objectif était donc d'informer, « pas par catastrophisme mais par volonté pédagogique ». Le risque zéro n'existe pas Pourtant, les informations distillées lors de ce débat très militant sont plus qu'alarmantes. Oui, un accident similaire « c'est possible, ici, chez nous et maintenant », avance Charlotte Migeon, porte-parole du réseau Sortir du nucléaire. Non, « le nucléaire sûr n'existe pas » , pour Florent Boucherie, référent nucléaire pour le groupe local de Greenpeace à Lille. Oui, même sans risque sismique dans la région, « le risque zéro n'existe pas ». Et bien entendu, oui, une erreur humaine est toujours possible. Le témoignage de Laurent Dubost, salarié à la conduite à la centrale de Belleville-sur-Loire, est édifiant : « avec mes collègues dans les bouquins sortis sur Tchernobyl, on pouvait mettre un nom de quelqu'un de chez nous sur tous les acteurs ». Par contre, on peut agir. À l'instar de l'association Simia enfants d'Ukraine, qui recueille chaque été 160 à 200 enfants victimes des radiations. Ou comme Virage Énergie qui présente un scénario assez réaliste de la sortie du nucléaire en France à l'horizon 2050. Des « pistes d'espoir » qui tranquillisent un peu Zakia, qui bien qu'encartée depuis peu à Europe Écologie, se présente comme « une citoyenne tourquennoise ». En quittant la réunion, elle n'est « pas moins inquiète qu'en arrivant. Je suis confrontée à des cas de cancer dans ma famille. Il est clair que le nuage est passé par là. Mais des gens qui sont là ce soir se battent ». Charlotte, adhérente de Greenpeace, est quant à elle venue s'informer : « mon sentiment, ce n'est pas de l'inquiétude. Au fond, je ne suis pas étonnée de cette catastrophe. Le plus alarmant, c'est d'entendre qu'il y a si peu de volonté de changement de la part des politiques de ce pays ». Dans la salle justement, des politiques, comme Paulo-Serge Lopes, conseiller régional (Europe Écologie-les Verts) de Dunkerque. Il siégeait à la réunion de crise de la commission locale d'information convoquée la semaine dernière à la centrale de Gravelines. Un rien révolté par les discours d'apaisement : « on nous dit que tout va bien, que tout est sous contrôle ». Des propos largement entendus dans la commune de Gravelines, dit-il. Par contre, à quelques kilomètres de là, à Dunkerque, « on entend des discours très différents. Les gens y sont moins impactés économiquement, ils sont moins nombreux à dépendre de la centrale, et peuvent se dire plus ouvertement inquiets ». En tout cas, « mal informés ». Lire également notre reportage sur la ville fantôme de Pripyat en pages 38 et 39.


21/04/2011 : lavieimmo.com "Les centrales nucléaires françaises ne sont pas sûres"
Depuis l’accident nucléaire de Fukushima, les centrales françaises sont au cœur des interrogations. En début de semaine, Henri Proglio, le président d’EDF a tenté de rassurer sur la santé du parc national. Opale Crivello, porte parole du réseau « sortir du nucléaire », qui regroupe 874 associations, dénonce ce qu’elle qualifie de « désinformation éhontée ». (LaVieImmo.com) - Qu’est ce qui est reproché à la centrale nucléaire de Fessenheim ? Opale Crivello : C’est la plus vieille centrale nucléaire en France et les incidents y sont deux à quatre fois plus nombreux que dans les autres centrales françaises. Fessenheim fait partie des 34 réacteurs de 900 MW qui connaissent une anomalie générique au niveau du secteur primaire de refroidissement. Parmi eux, les 19 plus vieux, tel Fessenheim, ont un problème au niveau des coussinets des groupes électrogènes, qui sont sujets à une usure prématurée : en cas de coupure électrique, si ceux-ci ne tiennent pas, les conséquences pourraient être catastrophiques, une fusion partielle du cœur est possible, comme au Japon. Les réacteurs du site français sont aussi vulnérables dans leur secteur primaire. Cet état de fait est d’autant plus problématique que la centrale est située sur une zone sismique et en contrebas d’un barrage. Vous réfutez donc les propos d’Henri Proglio [Président d’EDF], qui a déclaré lundi dans Le Figaro que les centrales françaises étaient en « excellent état »… Opale Crivello : EDF est, au niveau mondial, le premier producteur d’électricité ainsi que le premier exploitant de centrales nucléaires : comment M.Proglio pourrait-il être impartial et juste ? Il ne fait évidemment que défendre la position de l’industrie. Nous sommes bien sûr en total désaccord lorsqu’il affirme que « plus les centrales vieillissent et plus elles sont sûres », c’est de la désinformation éhontée. Les chiffres de l’ASN [Autorité de sureté du nucléaire, NDLR] sont là pour le prouver : en 2009, il a été relevé 713 incidents de toutes sortes. En 2010, il y en avait plus de 900. Les centrales nucléaires françaises ne sont absolument pas sûres et la gestion de cette énergie se fait dans l’opacité la plus complète. On voit bien, une fois de plus, 25 ans après Tchernobyl, que le nucléaire est structurellement incontrôlable. Fukushima est le troisième accident nucléaire majeur depuis le début de l’utilisation de l’énergie nucléaire, et les dommages liés sont incommensurables. Le risque de catastrophe naturelle, comme un séisme de grande amplitude, n’est-il pas plus grand au Japon ? Opale Crivello : Il est vrai qu’en France, les risques naturels sont moins importants qu’au Japon. En même temps, les Japonais sont infiniment mieux préparés que nous : il faut imaginer la bérézina si une catastrophe naturelle de cette ampleur avait lieu en France. Beaucoup d’hommes politiques argumentent sur la supposée supériorité des techniciens français sur les Japonais en la matière. Cet argument est d’un chauvinisme et d’une arrogance sidérants, au-delà du fait que ce soit complètement faux. Le Japon est un des pays les plus technophiles au monde, et la troisième économie mondiale. A quel rang se situe la France ? La question est surtout de se demander si soutenir ce type d’énergie est vraiment nécessaire. Il faut savoir qu’à l’échelle mondiale, le nucléaire ne correspond qu’à 2,4 % de la consommation totale d’énergie. A-t-on le droit de prendre de tels risques pour si peu, alors que nous avons les moyens de faire autrement ? Quels sont-ils ces moyens ? Opale Crivello : En France, nous avons tout à fait le potentiel pour développer un savoir-faire en termes d’énergies renouvelables, mais c’est la culture du tout nucléaire qui domine dans l’hexagone. L’argument le plus fréquent est celui de l’indépendance énergétique, mais la France importe 100 % de son uranium… On prend souvent l’Allemagne comme exemple pour la politique ou l’économie. Là-bas, le développement des énergies renouvelables a déjà créé plus de 340 000 emplois en moins de 10 ans. Selon le cabinet d’étude Les Sept vents du Cotentin, si on utilisait le budget de l’EPR de Flamanville pour investir dans les économies d’énergies et les énergies renouvelables, nous pourrions produire deux fois plus d’électricité et nous créerions 15 fois plus d'emplois. C’est tout à fait possible et cela pourrait créer un dynamisme très bénéfique. Si elle s’engageait dans cette voie-là, la France aurait l’occasion de s’engager vers un leadership mondial en matière d’énergies renouvelables au potentiel infiniment plus important, que le commerce du nucléaire. Nous observons une certaine évolution du discours de certains politiques sur ce plan, mais on espère que ce ne sera pas qu’un feu de paille. Propos recueillis par Damien Fournier - ©2011 LaVieImmo.com


18/04/2011 : 7 sur 7 25 jours d'actions pour commémorer la catastrophe de Tchernobyl
Le monde commémore mardi 26 avril les 25 ans de Tchernobyl, la plus grave catastrophe de l'histoire du nucléaire civil survenue en Ukraine soviétique en 1986. C'est la quatrième édition du "Chernobyl Day", qui contrairement aux années précédentes se déroule sur plusieurs semaines au lieu d'un week-end. "Pour marquer les 25 ans de Tchernobyl, on organise 25 jours d'actions", depuis le 2 avril, a déclaré Laura Hameaux, porte-parole du réseau "Sortir du nucléaire". L'objectif est à la fois de "dénoncer le risque" du nucléaire et "de montrer qu'autre chose est possible avec des alternatives concrètes", selon elle. Sont prévues environ 260 actions et manifestations en France, précise-t-elle, et notamment des conférences-débats avec des "témoins du nucléaire, par exemple des sous-traitants", ou alors des "porteurs d'alternatives". Par ailleurs, "une soixantaine" de "grands rassemblements devant des centrales nucléaires ou des lieux emblématiques dans les villes" sont organisés pendant le week-end de Pâques, selon Mme Hameaux. Europe Ecologie-Les Verts a apporté lundi son "entier soutien à ces initiatives et salue le travail des réseaux et des nombreuses associations qui en sont à l'origine", et a ajouté qu'il participerait à ces rassemblements. Ces manifestations, coordonnées par "Sortir du nucléaire", sont organisées "avec le soutien d'associations locales qui les portent", a précisé la porte-parole. (afp)


17/03/2011 : AFP via Romandie news Fukushima: appel à une manifestation anti-nucléaire dimanche à Paris
PARIS - Le réseau "Sortir du nucléaire" et quelque 36 organisations ont appelé à un rassemblement national dimanche à Paris pour exiger l'arrêt de tous les projets nucléaires en cours et un débat démocratique sur le choix énergétique du pays, après l'accident de la centrale de Fukushima. Ce rassemblement unitaire est prévu dimanche à 15h00 devant l'Assemblée nationale à Paris pour "manifester la solidarité avec le peuple japonais et se réapproprier la question du recours au nucléaire et de la politique énergétique", selon l'appel lancé jeudi. "Sortir du nucléaire", qui dit fédérer plus de 800 associations, et les 36 partis, groupes et syndicats signataires de l'appel ont également invité les militants à des rassemblement dans toutes les villes de France. En particulier, les anti-nucléaires réclament l'arrêt des projets électro-nucléaires en cours comme ceux des réacteurs de nouvelle génération EPR de Flamanville et Penly, les futurs centres de stockage de déchets, entre autres, "tant que les citoyens n'auront pas été en mesure de se prononcer démocratiquement sur notre politique énergétique". Au besoin, estiment les organisateurs, il faudra tenir un référendum sur la question. Ils exigent aussi que le gouvernement renonce à prolonger l'exploitation des réacteurs de 30 ans et plus de fonctionnement, ainsi que l'arrêt des projets poursuivis par l'industrie nucléaire française à l'étranger. "Sortir du nucléaire" rappelle qu'il existe des solutions alternatives "pour faire face à la pénurie de croissance des ressources fossiles, aux risques inacceptables du nucléaire, et à la nécessité de réduire les gaz à effet de serre. Elles s'appuient sur la réduction de nos consommations, par la sobriété et l'efficacité énergétique et sur le développement des énergies renouvelables".


Greenpeace.fr
http://energie-climat.greenpeace.fr/

Fukushima : le point au 5 mai 2011

De plus en plus rare dans les médias, la catastrophe nucléaire de Fukushima est pourtant toujours en court. Aujourd’hui, presque deux mois après le début de l’accident, la situation des réacteurs de la centrale de Fukushima demeure « très sérieuse », comme l’écrit elle même l’AIEA.

Lire l'article et les commentaires
Energie / Climat | le 2 mai 2011

EPR de Flamanville : Greenpeace bloque le chantier

Mise à jour du 4 mai : violences policières et lourdes peines

Le 2 mai au soir, les premiers activistes de Greenpeace ayant participé au blocage du chantier EPR de Flamanville sont sortis de garde à vue.
Avec un bilan plus qu’inquiétant : au moins quatre d’entre eux ont subi des violences de la part des forces de l’ordre au moment où ils ont été délogés : un militant a reçu deux décharges de Taser, trois autres ont été frappés et en portent les traces (œil au beurre noir, dent ébréchée). Alors que la gendarmerie déclarait aux journalistes que l’évacuation s’était déroulée sans incident, Greenpeace est inquiète et dénonce la violence témoignée par les « forces de l’ordre ». Deux des activistes ont portés plainte pour violence policière.

42 personnes ont été placées en garde à vue. 26 d’entre eux sont convoquées le 16 juin pour une audience au tribunal correctionnel de Cherbourg où ils comparaîtront pour entrave à l’exercice de la liberté du travail et opposition à l’exécution de travaux publics. Les 16 autres ont été présentés devant le procureur de Cherbourg le 3 mai à midi. D’ici à leur audience devant le tribunal correctionnel, programmée le 16 juin prochain, le Parquet leur impose une caution de 1 000 euros chacun, une interdiction de territoire sur la région de Basse-Normandie et un contrôle judiciaire hebdomadaire pour les militants français.
Le procureur de la République instrumentalise le contrôle judiciaire en mettant en place une peine avant le jugement. En 2007, pour les mêmes faits, le dossier avait été classé sans suite. Cette différence de traitement est le signe d’une volonté d’intimider les citoyens qui osent contester l’énergie nucléaire et d’étouffer tout débat sur ce sujet.

14h : Greenpeace impose de fait le moratoire sur l’EPR demandé à Nicolas Sarkozy
Les activistes enchaînés aux grilles et les camions qui bloquaient l’entrée du chantier EPR de Flamanville (Manche) ont été délogés en fin de matinée. Mais, à 14h, les grimpeurs de Greenpeace occupent toujours trois grues, empêchant toute reprise des travaux. Les ouvriers ont tous été renvoyés chez eux. Greenpeace applique donc de fait l’arrêt du chantier EPR qu’elle demande à EDF, à l’Autorité de sûreté nucléaire et au gouvernement français.

Invitée à 13h à l’Elysée, avec d’autres ONG, par Nicolas Sarkozy, Greenpeace en a profité pour délivrer ce message directement au président de la République. Depuis le début de la catastrophe de Fukushima, et en particulier la semaine dernière, celui-ci s’est distingué par de scandaleuses déclarations, jouant les VRP du nucléaire à la française et tentant de couper court au débat sur l’énergie et le nucléaire qui semble enfin trouver un écho dans l’opinion publique française. Morceaux choisis : « la France ne peut se couper un bras » en sacrifiant le nucléaire ou « il n’y a aucune raison de remettre en cause la part du nucléaire » en France… Et c’est dans ce contexte que le président de la République a même osé proposer aux ONG présentes un « Grenelle de l’énergie » !

Cette proposition est bien entendu inacceptable aujourd’hui pour Greenpeace, qui estime que les conditions préalables à un débat serein, bien informé, contradictoire et démocratique font malheureusement défaut :
- la suspension immédiate de tous les projets nucléaires français, en France et à l’étranger : arrêt du chantier de Flamanville, annulation du projet de Penly, abandon des négociations avec l’Inde (deux EPR prévus sur une faille sismique), l’Afrique du sud, l’Italie, les Pays-Bas et le Royaume-Uni ;
- la garantie d’un accès à une information objective et contradictoire sur l’énergie nucléaire – les risques, les coûts, son impact sur les émissions de gaz à effet de serre, son rôle en termes d’indépendance énergétique, etc. – grâce notamment à la levée du « secret défense » et du secret commercial ;
- le retrait immédiat d’Areva des projets en Bulgarie (Bélené) et au Brésil (Angra) ;
- une décision gouvernementale immédiate de sortie progressive du nucléaire.

Par ailleurs, il y a quatre ans, Greenpeace a, avec d’autres organisations, fortement contribué à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement et participé activement à ce débat inédit. Les multiples renoncements et voltes-faces effectuées depuis par Nicolas Sarkozy et son gouvernement valent aujourd’hui comme une motion de défiance sur leur capacité à organiser un débat serein et contradictoire et à intégrer ensuite ses conclusions dans le champ politique et institutionnel…

Début de l’action, dès 3h30 ce matin…
A l’aube, une cinquantaine d’activistes de Greenpeace ont entamé le blocage du chantier EPR de Flamanville. Le lieu est complètement occupé par une partie des activistes :
- deux camions ancrés dans le sol bloquent les grilles d’entrée du chantier ;
- des activistes empêchent trois des grues du chantier de fonctionner, la reprise des travaux est impossible.


© Nicolas Chauveau / Greenpeace

« La situation japonaise impose une remise en question du nucléaire et la première des choses à faire est d’arrêter de construire de nouveaux réacteurs, déclare Sophia Majnoni, en charge de la campagne Nucléaire pour Greenpeace. L’EPR en particulier pose des problèmes de sûreté que l’ASN a pointés du doigt il y a quelques semaines. L’autorité de sûreté doit prendre ses responsabilités et faire immédiatement appliquer un moratoire sur ce chantier. »

Peu après le début de la catastrophe de Fukushima, le président de l’Autorité de sûreté nucléaire, André-Claude Lacoste, décrivait quatre failles importantes de sécurité en relation directe avec la situation au Japon. De ce fait, l’ASN « envisage » de mettre en place un moratoire sur la construction de ce nouveau réacteur en France.

Suivez l’action en direct sur twitter :

Lire l'article et les commentaires
Energie / Climat | le 22 avril 2011

Japon – Crise nucléaire : suivi et veille quotidienne

La catastrophe naturelle qui a frappé le Japon le 11 mars 2011 a causé la défaillance de plusieurs réacteurs nucléaires de deux centrales situées dans la région de Fukushima, à environ 250 km au nord de Tokyo. La situation concernant les centrales nucléaires de Fukushima est de plus en plus alarmante.
Des explosions d’hydrogènes se sont produites sur plusieurs réacteurs, libérant de fortes doses de radioactivité. D’autres re´acteurs semblent e^tre aussi dans une situation critique, notamment les piscines de refroidissements de combustibles, situées sur les toits de chacun des réacteurs.
Le Japon est durement éprouvé par ce séisme de grande ampleur, les conséquences pour la population sont terribles.

Greenpeace reste en alerte sur la situation japonaise tant que tout risque nucléaire n’est pas écarté.

Lire l'article et les commentaires
Energie / Climat | le 21 avril 2011

Greenpeace s’invite chez EDF pour parler « sûreté nucléaire »

EDF tient sa première conférence de presse depuis la catastrophe de Fukushima ? Greenpeace est là ! Ce midi, une trentaine de militants de Greenpeace se sont chargés du comité d’accueil, disposant sur la façade du siège d’EDF à Paris banderoles et autocollants portant le message « Le nucléaire sûr n’existe pas ».

La situation japonaise nous rappelle douloureusement que l’énergie nucléaire est extrêmement dangereuse. Contrairement à ce que prétendent Areva, EDF ou Nicolas Sarkozy et son gouvernement, la France ne détient pas la solution miracle. Son futur réacteur EPR ne sera pas plus sûr que les autres : comme toute installation nucléaire, il générateur de risques incontrôlables et imprévisibles. Une décision politique de sortie du nucléaire doit être prise dès que possible.

Lire l'article et les commentaires
Energie / Climat | le 21 avril 2011

Depuis près de quatre semaines, la catastrophe japonaise se poursuit à mesure que le refroidissement des réacteurs continue, alors qu’un nouveau séisme de magnitude 7.1 sur l’échelle de Richter a frappé la région.

Lire l'article et les commentaires
Energie / Climat | le 28 mars 2011

Fukushima – état des lieux au 28 mars

Le 11 mars dernier, le Japon était frappé par une série de catastrophes, naturelles et industrielles. Aujourd’hui, après le tremblement de terre et le Tsunami, le bilan est particulièrement lourd pour le pays. Selon l’OMS, le bilan est de 10 489 morts, 16 621 disparus et 2 285 blessés. Plus de 88 000 maisons et bâtiments ont été complètement ou partiellement détruits. Dans les abris d’accueil d’urgence, ils sont 20 000 évacués de la zone des 20km autour de la centrale nucléaire de Fukushima. Car au Japon, et à Fukushima, la catastrophe est en cours.

Lire l'article et les commentaires
Energie / Climat | le 24 mars 2011

Japon : le MOX français partira bien

Enquête sur le transport dont Areva et la France ne préfèrent pas parler

Contrairement aux dénégations d’Areva de la semaine dernière, le transport de Mox entre la France et le Japon est confirmé pour la semaine du 4 avril. Le MOX, c’est ce combustible particulièrement dangereux, qui encore en train de brûler dans le réacteur n°3 de Fukushima.

Lire l'article et les commentaires

Belgian Politics
Belgium Ecolo
Belgium Groen
Belgiums march against nuclear power, Belgium
Bruxelles, Manifestation pour la sortie immédiate du nucléaire, Belgium
Bruxelles, Betogers in Brussel eisen uitstap kernenergie, Belgium

Canadian Politics
Anti Nucleaire, Canada
Anti Nucleaire, Canada
Anti Nucleaire, Canada
Anti Nucleaire, Canada
Luxembourg

French Politics
Agence France Presse, AFP, Paris, France
Anti Nucleaire Manifestation en Allemagne, France
Anti Nucleaire Manifestation en Allemagne, France
Anti Nucleaire Manifestation, El escarabajo verde - Alerta atómica - documental, Spain
Anti Nucleaire Manifestation, Manifestation anti-nucléaire à la frontière, France
Anti Nucleaire Manifestation, Marche pour la transparence sur le nucléaire 30 avril 2011 www.sortirdunucleaire75.org, France
Anti Nucleaire, World Or None? Anti Nuclear Documentary 1945, France
Anti Nucleaire, France
Anti Nucleaire, Veillée anti-nucléaire au Trocadéro, Paris 13 mars 2011, France
Anti Nucleaire Manifestation, Marche du 30 Avril 2011 Paris, France
Anti Nucleaire, Collectif 20ème Sortir du nucléaire : C'est possible ! Facebook, France
Anti Nucleaire, Marche pour la transparence sur le nucléaire, Facebook, France
Anti Nucleaire, Marche pour la transparence sur le nucléaire Paris le samedi 30 avri, France
Anti Nucleaire Manifestation, États généraux du nucléaire, Samedi 21 mai à La Belleviloise, France
Anti Nucleaire Manifestation, France
Anti Nucleaire Manifestation, Halte au nucléaire !.flv Avec Jacques Gaillot, à Paris, le 20 mars 2011, France
Anti Nucleaire, France
Nonaumissilem51.org www.nonaumissilem51.org/ Anti Nucleaire, Les anti-nucléaires se mobilisent en France, Paris, Tour Eiffel, France
Ils soutiennent la campagne contre le missile M51 Le Manifeste des Désobéissants http://www.desobeir.net ICAN France : Campagne internationale pour l'abolition de l'arme nucléaire http://www.ICANfrance.org Non à la guerre, Non à l'OTAN http://www.otan-non.org Journée Internationale de la Paix http://www.21septembre.org Les Amis de la Terre http://www.amisdelaterre.org Agir contre la guerre http://agircontrelaguerre.free.fr Internationale des résistant(e)s à la guerre http://www.wri-irg.org Bombe-Spotting http://www.bomspotting.be Tchernoblaye http://tchernoblaye.free.fr Mouvement International de la Réconciliation http://www.mirfrance.org Agir ici http://www.agirici.org Cyber @cteurs http://www.cyberacteurs.org Le MRAP http://www.mrap.asso.fr Sos Planète http://www.terresacree.org http://www.terresacree.org/M51.htm Faucheurs volontaires http://www.monde-solidaire.org/spip/ Les Verts http://www.lesverts.fr Mouvement Ecologiste Indépendant http://www.mei-fr.org La LCR http://www.lcr-rouge.org Le PCF http://www.pcf.fr Colibri 33 http://www.colibri33.org Comité Palestine 33 http://palestine33.free.fr Fédération anarchiste http://www.federation-anarchiste.org Confédération nationale du travail http://www.cnt-f.org Contrevents http://www.contrevents.com Trident Ploughshares http://www.tridentploughshares.org Faslane 365 http://www.faslane365.org Sites pacifistes ou anti nucléaires G@zette Nucléaire http://resosol.org/Gazette/ Collectif Otan - Afghanistan http://www.otan-afghanistan.org Maison de vigilance http://www.maisondevigilance.com Non à la guerre http://www.nonalaguerre.com Coalition contre la guerre http://www.gssa.ch/antiguerre Non violence XXI http://www.nonviolence21.com Non violence actualité http://www.nonviolence-actualite.org Force non-violente de paix http://www.nonviolentpeaceforce.org/french/welcome.asp La désobéissance civile http://www.desobeissancecivile.org Stop EPR http://www.stop-epr.org Stop ITER http://www.stop-iter.org Contre l'enfouissement des déchets radioactifs http://www.burestop.org Bure Zone Libre http://burezonelibre.free.fr Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire http://www.acdn.net L'insécurité nucléaire http://tchernobyl.en.france.free.fr Nucléaire Non Merci http://www.nucleaire-nonmerci.net Agir pour l'environnement : Campagne EPR http://agirpourlenvironnement.org/campagnes/c18.htm Sondage : le nucléaire en question http://agirpourlenvironnement.org/campagnes/c18sondage.htm Avigolfe http://www.avigolfe.com Téléshopping : achetez votre kalashnikov en direct http://www.oxfamfrance.org/...AK47.htm Armes : un commerce qui tue http://fra.controlarms.org/pages/index-fra Réseau d’Alerte et d’Intervention pour les Droits de l’Homme http://www.raidh.org Antoine Citoyen - Que se passerait-il en cas d'accident nucléaire ? http://blog.myspace.com/antoinecitoyen Pétition "1 million d'européens contre le nucléaire" http://www.million-against-nuclear.net/index_fr.php Quelques sites écologistes Le loup derrière la porte http://www.wolfatthedoor.org.uk/francais Oleocene : se préparer au pic pétrolier http://www.oleocene.org Calculez votre empreinte écologique http://www.wwf.fr/empreinte_ecologique/ L'Alliance pour la Planète http://www.lalliance.fr Greenpeace http://www.greenpeace.fr Ecologie sans frontière http://www.ecologiesansfrontiere.org Réseau Action Climat http://www.rac-f.org Anti 4x4 http://www.anti4x4.net Manicore http://www.manicore.com/documentation/ Pour la planète, agissons http://peaceandlover.over-blog.net Stop le tout plastok http://www.stoplastok.org Mouvement pour le droit et le respect des générations futures http://www.mdrgf.org Pesticides non merci http://www.pesticides-non-merci.com Détectives OGM http://www.greenpeace.org/france/detectivesOGM Pétition "Libérons les semences" http://www.univers-nature.com/signez/?code=cat Contre l'extraction du sable marin et la destruction du littoral http://peupledesdunes.blog.com Toxic corp : spot contre le lobby du tabac http://www.youtube.com/watch?v=Zj8cePOls3Y D'autres sites militants à visiter Ré-Actions Citoyennes http://www.re-actionscitoyennes.fr Résistance à l'Agression Publicitaire http://www.antipub.org Casseurs de pub http://www.casseursdepub.org Brigade Anti Pub http://www.bap.propagande.org Les déboulonneurs http://www.deboulonneurs.org Paysages de France http://www.paysagesdefrance.org Décroissance Info http://www.decroissance.info La Décroissance, le journal de la joie de vivre http://www.ladecroissance.net L'I.E.E.S.D.S http://www.decroissance.org Collectif contre le fichage ADN http://refusadn.free.fr L'église de la Très Sainte Consommation http://www.consomme.org Brigade Activiste des Clowns http://www.brigadeclowns.org Big Brother Awards http://bigbrotherawards.eu.org Riche ? Pas riche ? Votre richesse par rapport aux 6 milliards d’humains... http://www.globalrichlist.com Le squat de A à Z http://squat.net/fr/ Le Mouvement d'Animation Culturelle et Artistique de Quartier (Macaq) http://www.macaq.org Insup-portables, les antennes relais http://www.agirpourlenvironnement.org/.../c11.htm Elections : qui contrôle le vote ? http://www.ordinateurs-de-vote.org La police nous protège, mais qui nous protège de la police ? http://www.dailymotion.com/video/x1ordv... L'infoblog des luttes http://eric.freidhe.over-blog.com Démosphère, agenda militant de la région parisienne http://www.demosphere.eu Anti Nucleaire, France
Anti Nucleaire, France
Anti Nucleaire, 100 -One minute of videoart every day - Anti-nucléaires, Nancy, Lorraine, France
Anti Nucleaire, Les anti-nucléaires japonais montent au créneau, France
Anti Nucleaire, Japon, Rassemblement des Anti, Nucléaires à Paris, France
Anti Nucleaire, France
Japon : Nouveau séisme et hausse de la radioactivité : la crise nucléaire s'enlise www.youtube.com/watch?v=0eGkvTRFG0c&NR=1 Anti Nucleaire, France
Japon : En mer, un taux d'iode radioactif 3 335 fois supérieur à la normale www.youtube.com/watch?v=BTzNN16U4HY&NR=1 Anti Nucleaire, France
Japon : Le niveau de l'accident nucléaire de Fukushima élevé au rang maximal www.youtube.com/watch?v=mkhho5_qvZo&NR=1 Anti Nucleaire, France
Anti Nucleaire, France
Anti Nucleaire Manifestation, Dédicace pour Elkala et pour tous les gens motivés! France
Anti Nucleaire Manifestation, Dangers du Nucléaire en France, France
Anti Nucleaire Manifestation, Dechets Nucleaires, France
Anti Nucleaire Manifestation, Fessenheim / Tschernobyl / Fukushima: Demo & Aktion 2011: Brückenaktion am Oberrhein! France
Anti Nucleaire Manifestation, Chernobyl Day, Liste des actions 2011, french, France
Anti Nucleaire Manifestation, Chernobyl Day, Liste des actions 2011, english, France
Anti Nucleaire Manifestation, Chernobyl Day, France
Anti Nucleaire Manifestation, Chernobyl Day, 2011 List of actions, France
Anti Nucleaire Manifestation, Chernobyl Day, 2011 Call, France
Anti Nucleaire Manifestation, Chernobyl Day, Aufruf 2011, France
Anti Nucleaire Manifestation, Chernobyl Day, Appel 2011, France
Anti Nucleaire Manifestation, Chernobyl Day, Appello 2011, France
Anti Nucléaire Michel Gueritte fera appel, Troyes, France
Anti Nucléaire Justice/Anti-nucléaire: Tous avec M.Gueritte Troyes, France
Anti Nucléaire, Manisfestation Greenpeace ANTI NUCLÉAIRE, Taguage d'une centrale lors d'une manifestation Greenpeace anti-nucléaire, en Allemagne, France
Anti Nucléaire, Greenpeace Nantes nucleaire RTL, France
Anti Nucléaire, Le nucléaire Merveille ou Menace? 1de7, France
Anti Nucléaire, Le nucléaire Merveille ou Menace? 2de7, France
France
Tourisme nucléaire en France www.youtube.com/watch?v=1bQWN1Yee-4&feature=related France
Anti Nucléaire, Le nucléaire Merveille ou Menace? 3de7, www.youtube.com/watch?v=fwzts3z-dyU&feature=related France
Anti Nucléaire, Le nucléaire Merveille ou Menace? 4de7, www.youtube.com/watch?v=1rtX6Bb3KhU&feature=related France
Anti Nucléaire, Le nucléaire Merveille ou Menace? 5de7, www.youtube.com/watch?v=xBSQglhY5h8&feature=related Anti Nucléaire, Le nucléaire Merveille ou Menace? 6de7, France
Anti Nucléaire, Le nucléaire Merveille ou Menace? 7de7, France
Anti Nucléaire, Lamine Lezghad - Manifestant anti-nucléaire - On n'demande qu'à en rire, France
France
Anti Nucleaire Manifestation, Die-in devant l'ASN, Paris 30 avril 2011, France
Anti Nucléaire, Eva Joly à Beaumont-Hague, France
Anti Nucleaire Manifestation, Tour Eiffel, Le Schwabenstreich 1, Paris, France
Anti Nucleaire Manifestation, Tour Eiffel, Le Schwabenstreich 2, Paris, France
Anti Nucleaire Manifestation, Les militantes anti-nucléaire n'ont pas froid aux seins! France
Anti Nucleaire Manifestation, France
Anti Nucleaire Manifestation, Paris, Veillée anti-nucléaire au Trocadéro, Paris 13 mars 2011, France
Anti Nucleaire Art, Bad Future - Anti-nuclear power painting, Maira Pedroni Art, France
Anti Nucleaire Manifestation, Paris, Rassemblement des Anti - Nucléaires à Paris, France
Anti Nucleaire Manifestation, Paris, Chaîne humaine antinucléaire - Pyramide du Louvre, Paris - 10 avril 2011, France
Anti Nucleaire Manifestation, Manifestation contre le nucléaire samedi à Grenoble, France
Anti Nucleaire Manifestation, Paris, O Besancenot, NPA, France
Anti Nucleaire, Rassemblement des Anti Nucléaires à Paris, France
Anti Nucleaire, Soupçons sur le plus vieux réacteur nucléaire américain, France
Ardèche, Manifestation antinucléaire Ardèche 02 04 11, France
ASN, Anti Nucleaire Manifestation, Die-in devant l'ASN, Paris 30 avril 2011, France
ASN, Anti Nucleaire Manifestation, Marche pour la transparence sur le nucléaire 30 avril 2011 www.sortirdunucleaire75.org, France
Bordeaux, Anti nuclear Demonstration Bordeaux, France
Brennilis, Démantèlement nucléaire à Brennilis Loquefret 4, France
Brennilis, Tchernoday : Les anti-nucléaires marchent sur Brennilis ! France
Brennilis, Démantèlement nucléaire à Brennilis: Loquefret 1, France
Brennilis, Démantèlement nucléaire à Brennilis: Loquefret 2, France
Brennilis, Démantèlement nucléaire à Brennilis: Loquefret 3, France
Brennilis, Démantèlement nucléaire à Brennilis: Loquefret 4, France
Brennilis, France
Brennilis, France
Brennilis, France
Cattenom, France
Cattenom, Demo gegen Atomkraft in Perl 18.09.2010 - Manif contre énergie nucléaire à Perl 18.09.2010 - 03, Germany
Cattenom, Demonstration an der Schengener Brücke am Dreiländereck Deutschland-Luxemburg-Frankreich bei Cattenom, Germany
Cattenom, Demonstration gegen Cattenom, Germany
Cattenom, Radioaktivitätsmessnetz des Bundesamtes für Strahlenschutz, Karte Deutschland, Germany
Cattenom, Radioaktivitätsmessnetz des Bundesamtes für Strahlenschutz, 66131 Saarbrücken-Ensheim, Germany
Cattenom, Radioaktivitätsmessnetz des Bundesamtes für Strahlenschutz, 66128 Saarbrücken-Gersweiler, Germany
Cattenom, Radioaktivitätsmessnetz des Bundesamtes für Strahlenschutz, 66440 Blieskastel-Webenheim, Germany
Cattenom, Radioaktivitätsmessnetz des Bundesamtes für Strahlenschutz, 66359 Bous, Germany
Cattenom, Radioaktivitätsmessnetz des Bundesamtes für Strahlenschutz, 66780 Rehlingen-Siersburg-Hemmersdorf, Germany
Cattenom, Radioaktivitätsmessnetz des Bundesamtes für Strahlenschutz, 66663 Merzig-Silwingen, Germany
Cattenom, Radioaktivitätsmessnetz des Bundesamtes für Strahlenschutz, 66802 Überherrn-Berus, Germany
Cattenom, Radioaktivitätsmessnetz des Bundesamtes für Strahlenschutz, 66693 Mettlach-Orscholz, Germany
Châteauroux, Manifestation anti-nucléaire à Châteauroux, Germany
Cattenom, Drei-Länder-Gipfel zu französischem AKW, Grenzenloses Risiko, Das französische Atomkraftwerk Cattenom elektrisiert die Region im Dreiländereck Deutschland, Frankreich, Luxemburg. France
Cattenom, Cattenom soll bei Scheitern im Stresstest vom Netz, France
Cattenom, Cattenom: Die Angst vor dem GAU, France
Cattenom, Umweltministerin fordert Abschaltung des Atomkraftwerkes Cattenom, Umweltministerin Margit Conrad, France
Cécile Duflot http://en.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9cile_Duflot Cognac, Manif anti-nucléaire Cognac, France
Cognac 1, Anti Nucleaire Manifestation, France
Cognac 2, Anti Nucleaire Manifestation, France
Cognac 3, Anti Nucleaire Manifestation, France
Cognac 4, Anti Nucleaire Manifestation, France
Colmar, Manif anti nucléaire de Colmar , France
Colmar, Manifestation Anti nucléaire colmar 3 octobre 2009, France
Colmar, manif anti nucléaire a Colmar , France
Cruas, Cruas 1.wmv,France
Cruas, Cruas 2.wmv, France
Cruas, Cruas 3.wmv, France
Cruas, Cruas 4.wmv, France
Stop EPR www.stop-epr.org/ Stop ITER, Un projet de réacteur à fusion nucléaire coûteux, dangereux et inutile www.stop-iter.org/ Fermons-fessenheim.org/ www.fermons-fessenheim.org/ Dont-nuke-the-climate.org/ www.dont-nuke-the-climate.org/ Réunions-débats initiées par le Réseau Sortir du nucléaire reunionsdebats.sortirdunucleaire.org/ CIELE, centre d'information sur l"énergie et l'environnement, Alternatives au nucléaire
CLER, Comité de Liaison Energies Renouvelables, Alternatives au nucléaire
Enercoop, Fournisseur d'électricité verte, Alternatives au nucléaire
Espaces Info-Energie, Alternatives au nucléaire
HESPUL, énergies renouvelales et efficacité énergétique, Alternatives au nucléaire
Inventaire des sites miniers MIMAUSA (IRSN)

  • Carte de France des réacteurs (International Nuclear Safety Center)
  • Carte du monde des réacteurs nucléaires (Nuklearforum.ch)
  • La France nucléaire : matières et sites
  • Données de référence sur le complexe nucléaire industriel et technique français

    Accidents et incidents nucléaires

     

    • Etude "Residual Risk"
    • Etude très instructive, pilotée par Mycle Schneider en 2007, qui développe toutes les failles rencontrées sur les réacteurs après Tchernobyl, en anglais
    • Ma zone contrôlée…VA MAL !!!
    • Site de sous-traitants du nucléaire, répertoriant des incidents et évoquant des vérités qui dérangent...

    Armes nucléaires

     


    Organisations antinucléaires françaises

     


    Organisations antinucléaires étrangères

     


    Industrie nucléaire

     


    Autres